Jean-Philippe Viret, dans la veine de Couperin

Libération.fr

Le quatuor du contrebassiste revient avec l’album «les Idées heureuses», librement inspiré d’œuvres du compositeur baroque.

C’est une vieille idée qui lui trotte dans la tête, un désir d’instrumentiste enfin assouvi. «Réintégrer la contrebasse, dans les quatuors à cordes.» C’est chose faite avec les Idées heureuses, une pièce de Couperin qui donne son titre au nouvel album du contrebassiste. Jean-Philippe Viret s’y entoure d’un trio sur mesure : un alto (David Gaillard), un violon (Sébastien Surel) et un violoncelle (Eric-Maria Couturier), trois cadors au pedigree classique (Intercontemporain, Orchestre de Paris), qui ont «une approche naturelle de l’improvisation, sans doute proche de ce qui se faisait dans le baroque». Cordes pincées, frottées ou caressées, Viret donne le ton, au diapason de son atypique parcours type, du genre à cheminer sur les sentiers obliques. «Plus qu’un sprinteur, je suis un athlète de pentathlon.»

Tout a débuté fin 1970, à 18 ans. «Mon objectif était d’être un bon instrumentiste. Par la suite, j’ai commencé à être un bon musicien. Désormais, il s’agit d’être un compositeur, en osant ma singularité.» Il fut à la création de l’Orchestre de contrebasses, dont il est un pilier depuis six lustres, et a multiplié les participations avec des musiciens de tous horizons, Marc Ducret, Georges Arvanitas, Lee Konitz, Youn Sun Nah… Mais c’est en trio, le sien après celui de Grappelli, que Viret se distingue depuis 1998. C’est d’ailleurs l’un des membres, le pianiste Edouard Ferlet, qui assure la direction artistique de cette session enregistrée au bord de la Sorgue dans une ancienne fabrique reconvertie en hub pour projets baroques. En clair, le lieu idoine au moment de reprendre le fil d’une histoire initiée en 2011 avec Supplément d’âme, quatuor dans lequel le contrebassiste convoquait les Barricades mystérieuses, le classique de Couperin.

Viret se reconnaît dans le bon mot de celui que Debussy qualifiait de «plus poète de nos clavecinistes» : (...)

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