Jean-Paul Delevoye déclare 10 mandats supplémentaires dans sa nouvelle déclaration d'intérêts

Jean-Paul Delevoye déclare 10 mandats supplémentaires dans sa nouvelle déclaration (Photo: Benoit Tessier / Reuters)

POLITIQUE - Plus 10. Dix nouveaux mandats ont été déclarés par Jean-Paul Delevoye dans sa nouvelle déclaration à la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP), révèle Le Monde ce samedi 14 décembre. Soit treize en tout, contre seulement trois indiqués dans la première déclaration. 

Sur l’ensemble de ces mandats, 11 sont bénévoles, un point que reprend le Haut-Commissaire aux retraites pour justifier leur absence dans sa première déclaration: “J’ai fait ces omissions car pour moi, c’était de l’ordre de l’engagement social”, se défend-il auprès du quotidien. 

Regrettant une “erreur” qu’il estime avoir “réparée”, Jean-Paul Delevoye déclare dans un entretien au quotidien qu’il veut “continuer à défendre et soutenir ce projet dans le souci du dialogue social et dans une démarche d’apaisement de notre société”.

Des ajouts dans la nouvelle déclaration

Depuis la publication de sa première déclaration à la HATVP et avant la publication de la nouvelle version, plusieurs médias ont révélé pas moins de quatre “oublis” du Haut Commissaire: son poste à l’institut de formation des assureurs, un au Conseil d’administration de la fondation SNCF, un à l’Observatoire régional de la commande publique des Hauts-de-France et enfin un à l’Institut de recherche et débat sur la gouvernance. 

Selon les dernières révélations du Monde ce samedi soir, le membre du gouvernement chargé des retraites occupe également des postes au sein des Conseils d’administration de “Civitech”, “Démocratie ouverte” et “Parlements & Citoyens”, trois structures qui travaillent sur l’évolution de la démocratie. 

Viennent s’ajouter des postes au sein de structures à visée culturelle (la Fondation La Source et l’Association des orchestres nationaux de France), un titre d’ambassadeur à la Fédération française des diabétiques, et un mandat clos depuis deux ans dans le conseil d’administration de la Fondation du crédit agricole Nord de France. 

Jean-Paul Delevoye, pas assez informé? 

Selon Le Monde, le “monsieur retraites” du gouvernement a touché 78.408 euros net au titre d’un ancien ancien poste de “conseiller du délégué général” du groupe IGS, ainsi que 73.338 euros net en 2018 et 62.216 en 2019 en tant que président d’honneur du groupe de réflexion Parallaxe.

La somme reçue du groupe IGS serait donc supérieure aux 40.000 euros mentionnées au départ, souligne le quotidien.

Jean-Paul Delevoye a de son côté remboursé la rémunération reçue du think thank Parallaxe, incompatible avec un poste au sein du gouvernement. Il affirme cependant avoir ignoré cette règle avant le début de la polémique et regrette ce manque d’informations.

“Les choses auraient été différentes si j’avais été alerté”, déclare le Haut-Commissaire, tout en assumant l’entière responsabilité de ses actes.  “Je n’en veux à personne sauf à moi. Quand je fais une erreur, je l’assume. J’ai suffisamment dit que personne n’était au-dessus des lois pour ne m’appliquer ce principe à moi-même”, assume Jean-Paul Delevoye, qui assure de sa “bonne foi”.

Très fragilisé dans l’opinion publique en plein conflit social contre la réforme des retraites, l’artisan de la réforme des retraites a reçu samedi le soutien du chef du gouvernement. Sa “bonne foi est totale”, a estimé Édouard Philippe, mettant fin à l’incertitude qui planait sur une possible démission, évoquée par l’intéressé lui-même pour “préserver” sa réforme très décriée.

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