Jean-Paul Bosland, premier pompier volontaire élu à la tête de la FNSPF depuis l’après-guerre

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DOMINIQUE FAGET / AFP Un "jeune sapeur-pompier" du collège du Bleymard s'entraîne à la caserne de pompiers du village, le 29 septembre 2003. L'initiative a été lancée en 1996 et suscite plus de 2000 demandes par an pour la vingtaine de places proposées aux collégiens de chaque classe de la 5e à la 3e. (Photo by Dominique FAGET / AFP)

FRANCE - Issu d’une famille de pompiers du Rhône et maire d’une commune de Savoie, Jean-Paul Bosland a été élu ce samedi 21 janvier à Paris président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), devenant le premier pompier volontaire depuis l’après-guerre à prendre la tête de cette instance.

Jean-Paul Bosland, seul candidat en lice, a été largement plébiscité avec 95,4 % des voix - on comptait 619 grands électeurs, un taux de participation de 84 %. Il dirigera pendant trois ans la Fédération et ses 280 000 adhérents en France, où 80 % des pompiers sont des volontaires.

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Installé en Haute-Savoie, le lieutenant colonel de 53 ans, secrétaire général depuis deux ans à la FNSPF, succède au contrôleur général Grégory Allione, nommé en décembre directeur de l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers.

« Un choix audacieux, disruptif »

« C’est un choix audacieux, disruptif. Les suffrages marquent une vraie volonté de moderniser l’image de la Fédération. Notre Fédération est capable d’évoluer et de savoir s’adapter. C’est faire écho à un enjeu essentiel qui est le renforcement du modèle de volontariat », a souligné Jean-Paul Bosland lui-même, à la tribune de l’assemblée élective.

« Je serai le président du réseau associatif de tous les sapeurs-pompiers : jeunes, actifs, anciens et PATS de France », a-t-il ajouté sur Twitter. Et de fixer ses premiers objectifs, notamment « dans le renforcement des effectifs du volontariat pour adapter notre modèle de sécurité civile au nouveau contrat opérationnel qui est le sien, en raison du dynamisme des secours et soins d’urgence aux personnes et des effets du dérèglement climatique ».

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Originaire du Rhône où il a grandi dans une famille de pompiers, Jean-Paul Bosland a été fonctionnaire territorial d’un service départemental d’incendie et de secours (Sdis) durant 14 ans. Il est maire de Gaillard (Haute-Savoie), membre du conseil régional d’Auvergne Rhône-Alpes et œuvre pour une ONG au sein d’un groupe d’intervention sauvetage pour les populations sinistrées.

« Vous êtes puissants dans les territoires, continuez à porter la parole auprès des élus », a lancé, ému, Grégory Allione aux pompiers réunis. « On sera forts parce qu’on est unis. Soyons les sapeurs-pompiers de France », a-t-il ajouté.

Plus de 250 000 sapeurs-pompiers en France

« Félicitations à Jean-Paul Bosland », a également écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. « Merci à Grégory Allione pour le travail réalisé. Avec la modernisation de la sécurité civile qui est engagée, nous relèverons ensemble le défi du dérèglement climatique. Vive les sapeurs-pompiers ! », a-t-il ajouté.

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La FNSPF, née en 1881 d’une initiative de Charles-Auguste Michel et dotée en 1997 de son appellation actuelle, est forte d’un réseau de 7 000 amicales, 97 unions départementales, quatre associations ultra-marines et 13 unions régionales.

Ses adhérents sont des sapeurs-pompiers en activité (professionnels, volontaires et privés), de jeunes sapeurs-pompiers, d’anciens sapeurs-pompiers, des personnels administratifs techniques et spécialisés, et des bénévoles, volontaires civils et musiciens.

Au 31 décembre 2020, on dénombrait en France 251 900 sapeurs-pompiers, dont 197 100 volontaires (78 %), 41 800 professionnels (17 %) et 13 000 militaires (5 %), selon un décompte des Sdis.

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