Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est décédé : sa vie en images

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Jean-Paul Belmondo, le Magnifique, est décédé : sa vie en images

Ce lundi 6 septembre, Jean-Paul Belmondo s’est éteint à l’âge de 88 ans. Il a été l'un des acteurs les plus légendaires du cinéma français. Retour, en images, sur les temps forts de sa vie.

Bébel s'en est allé. Le comédien est décédé ce lundi 6 septembre à l'âge de 88 ans. Après des débuts tumultueux au théâtre, le comédien parvient à s’imposer rapidement au cinéma. Dans les années 60, il est l’un des visages de la Nouvelle Vague, grâce à des collaborations avec Jean-Luc Godard et Claude Chabrol. Bébel devient par la suite le professionnel du cinéma d’action et d’aventure, attirant des millions de spectateurs à chaque nouveau film. Pour conclure sa carrière en beauté, Jean-Paul Belmondo remonte sur les planches, sa première vocation, à la fin des années 80. Néanmoins, le milieu du septième art voue toujours une véritable admiration au Magnifique, et lui remet une Palme d’or d’honneur lors du Festival de Cannes de 2011. Retour en images sur l’immense carrière de l’acteur le plus casse-cou de sa génération, cascadeur hors pair et comédien aux multiples facettes.

Jean-Paul Belmondo voit le jour le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine. Le petit garçon grandit au sein d’une famille d’artistes. Son père Paul est un sculpteur renommé, et sa mère Madeleine une artiste-peintre. Durant la Seconde Guerre mondiale et l’occupation allemande, la famille Belmondo vit modestement, en raison des difficultés à vivre de leur art.

Le petit garçon grandit au sein d’une famille d’artistes
Le petit garçon grandit au sein d’une famille d’artistes

Vidéo. Jean-Paul Belmondo, la légende du cinéma français, est mort

Élève turbulent, Jean-Paul Belmondo se découvre rapidement une passion pour le sport, et notamment pour la boxe. À l’adolescence, le futur comédien pratique même le noble art en professionnel. Il remporte alors quatre victoires, et effectue un match nul, sur neuf combats.

Belmondo, l'élève turbulent
Belmondo, l'élève turbulent

L’acteur fait ses débuts au théâtre en 1950 et suit les cours de Raymond Girard. Il apparaît notamment dans La Belle au Bois dormant, qu’il joue dans les hôpitaux de Paris. En 1952, après plusieurs tentatives infructueuses, Jean-Paul Belmondo est enfin admis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. C’est à cette période qu’il devient ami avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle ou encore Bruno Cremer. Il est cependant renvoyé au bout de quatre ans, à cause de son indiscipline.

Jean-Paul Belmondo se marie avec la danseuse Élodie Constantin.
Jean-Paul Belmondo se marie avec la danseuse Élodie Constantin.

En 1953, alors qu’il n’a que 20 ans, Jean-Paul Belmondo se marie avec la danseuse Élodie Constantin. Un an plus tard, le couple qui mène une vie de bohème voit sa famille s’agrandir avec la naissance de leur fille Patricia. Cette dernière décède en 1994 dans un incendie. En 1960, c’est au tour de la petite Florence de voir le jour. Trois ans plus tard, le couple accueille un garçon, Paul.

Son premier rôle au cinéma
Son premier rôle au cinéma

Après des débuts réussis au théâtre dans les pièces Médée de Jean Anouilh et Zamore de Georges Neveux, Jean-Paul Belmondo décroche un petit rôle au cinéma dans la comédie Sois belle et tais-toi, sortie en 1958. Lors de son audition, l’acteur croise un certain Alain Delon, son futur rival et ami.

Vidéo. Belmondo, l'itinéraire d'un Magnifique

Ses premiers rôles cultes
Ses premiers rôles cultes

À l’aube des années 60, Jean-Paul Belmondo s’associe avec plusieurs cinéastes de la Nouvelle Vague. Claude Chabrol lui confie le premier rôle du polar À double tour (1959). Il forme par ailleurs un duo culte et tragique avec Jean Seberg dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard. Le cinéaste et le comédien se retrouvent un an plus tard sur Une femme est une femme, puis sur Pierrot le Fou en 1965.

Il joue dans plus de 30 films
Il joue dans plus de 30 films

Jean-Paul Belmondo tourne dans plus de trente films dans les années 60. Jean-Pierre Melville le dirige à trois reprises, dans Léon Morin, prêtre (1961), Le doulos (1962) et L’aîné des Ferchaux (1963). Philippe de Broca révèle par ailleurs ses talents d’aventurier dans Cartouche (1962), L’homme de Rio (1964) et Les tribulations d’un Chinois en Chine (1965).

Son amitié avec Jean Gabin
Son amitié avec Jean Gabin

Le comédien se lie d’amitié avec l’un de ses modèles en 1962, sur le tournage de la comédie dramatique Un singe en hiver. Intimidé à l’idée de tourner avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo s’entend finalement à merveille avec lui, même s’ils ne s’adressent quasiment pas la parole lors de leur rencontre.

Il tombe sous le charme d'Ursula Andress
Il tombe sous le charme d'Ursula Andress

Lors du tournage des Tribulations d’un Chinois en Chine en 1965, Jean-Paul Belmondo et sa partenaire à l’écran Ursula Andress tombent sous le charme l’un de l’autre. L’année suivante, Élodie Constantin lui demande le divorce. Ursula Andress pousse ensuite le comédien à tenter sa chance à Hollywood. Ne se sentant pas à l’aise aux États-Unis, Jean-Paul Belmondo revient finalement en France après un séjour de six mois.

Il tourne pour Truffaut
Il tourne pour Truffaut

À son retour dans l’Hexagone, l’acteur enchaîne plusieurs projets totalement différents en 1969, dont la comédie Le cerveau de Gérard Oury, le polar La sirène du Mississippi de François Truffaut et le drame Un homme qui me plaît de Claude Lelouch. Si ces films ne remportent pas tous le succès escompté, ils prouvent une nouvelle fois la capacité d’adaptation de l’acteur, définitivement tout terrain.

On le surnomme Bébel
On le surnomme Bébel

Répondant désormais au surnom de Bébel, le comédien entame les années 70 avec le film de gangsters Borsalino, dans lequel il donne enfin la réplique à Alain Delon. Cette réunion entre les deux rivaux attire plus de cinq millions de spectateurs dans les salles obscures françaises.

Il se tourne vers un cinéma de divertissement
Il se tourne vers un cinéma de divertissement

Après avoir fondé sa maison de production, Cerito Films, en 1971, Jean-Paul Belmondo vit une déconvenue artistique en 1974. Face à l’accueil cannois glacial de Stavisky, réalisé par Alain Resnais, l’acteur et producteur ne masque pas sa déception. Malgré son attachement au film, Bébel décide alors de se tourner essentiellement vers un cinéma de divertissement.

Bébel, le cascadeur
Bébel, le cascadeur

Cascadeur hors pair, Jean-Paul Belmondo n’hésite pas à se suspendre à un hélicoptère, au-dessus du vide, pour les besoins du film Peur sur la ville (1975) d’Henri Verneuil. Après le succès de ce film, Bébel enchaîne sur des productions similaires comme L’alpagueur (1976), Flic ou voyou (1979), Le guignolo (1980) ou encore Le Marginal (1983). Sa gestuelle et sa gouaille font le bonheur des spectateurs français.

52 ans, la fin des acrobaties
52 ans, la fin des acrobaties

Afin de parer aux remarques des critiques qui lui reprochent d’enchaîner des projets répétitifs, Jean-Paul Belmondo tourne dans la comédie Joyeuses Pâques en 1984, au côté de la débutante Sophie Marceau. Un an plus tard, Bébel se blesse en effectuant une cascade sur le tournage de Hold-Up. À 52 ans, le temps des acrobaties touche à sa fin pour le comédien.

Le polar de trop ?
Le polar de trop ?

En 1987, Jean-Paul Belmondo décide de renoncer aux films policiers après la sortie du Solitaire de Jacques Deray. Pour la première fois depuis 1963, un long-métrage dont il tient le premier rôle ne dépasse pas le cap du million de spectateurs au cinéma. "Le Solitaire a été le polar de trop. J'en avais marre et le public aussi" déclare-t-il dans l’ouvrage Belmondo de Gilles Durieux.

Il remonte sur les planches
Il remonte sur les planches

Trente ans après avoir quitté le monde du théâtre, Jean-Paul Belmondo remonte sur les planches en 1987. Le comédien interprète la pièce Kean, de Jean-Paul Sartre, sous la direction de Robert Hossein.

1988, son grand retour au cinéma
1988, son grand retour au cinéma

Heureux d’avoir enfin la consécration dont il a toujours rêvé au théâtre, Jean-Paul Belmondo fait son retour au cinéma en 1988. Dans la comédie dramatique Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch, Bébel incarne un chef d’entreprise lassé qui décide de disparaître en Afrique. Sa performance lui vaut d’être récompensé par le César du Meilleur acteur, le seul qu’il reçoit au cours d’une carrière pourtant magistrale. N’accordant que peu d’intérêt à cette récompense, le comédien ne prend pas la peine de venir la chercher.

À 65 ans, Bébel est victime d’un accident vasculaire cérébral
À 65 ans, Bébel est victime d’un accident vasculaire cérébral

En 1998, à l’âge de 65 ans, Jean-Paul Belmondo se retrouve à nouveau suspendu à un hélicoptère pour le tournage d’Une chance sur deux. Dans cette comédie, Bébel fait une dernière fois équipe avec Alain Delon. Le 8 août 2001, alors qu’il est en vacances en Corse, Bébel est victime d’un accident vasculaire cérébral qui lui provoque une paralysie faciale du côté droit, et l’oblige à suivre une longue rééducation.

Son dernier rôle au cinéma
Son dernier rôle au cinéma

Le 17 août 2003, Jean-Paul Belmondo est à nouveau papa d’une petite fille prénommée Stella, fruit de son union avec Natty Tardivel. Le couple se sépare en 2008 après 19 ans de relation et six ans de mariage. En 2007, l’acteur est promu commandeur de la Légion d’honneur. Après s’être absenté durant sept ans au cinéma, Jean-Claude Belmondo tourne dans le film Un homme et son chien (2008) de Francis Huster. Ce drame, qui ne fait pas l’unanimité auprès du public, est le dernier rôle au cinéma de l’acteur.

En 2011, une Palme d'Or d'honneur
En 2011, une Palme d'Or d'honneur

En 2011 au festival de Cannes, le comédien se voit remettre une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Malgré les insinuations de la presse, qui soupçonne sa compagne de profiter de lui, Jean-Paul Belmondo apparaît au bras de Barbara Gandolfi sur la Croisette. Un an plus tard, le couple se sépare. Pour la 42ème cérémonie des César en février 2017, l’Académie rend un nouvel hommage émouvant à Jean-Paul Belmondo.

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