Pour Jean-Michel Blanquer, l'"islamo-gauchisme" est "un fait social indubitable"

Hugo Septier
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Le ministre de l'Éducation nationale, invité d'Apolline de Malherbe, le rendez-vous, en a profité pour tacler le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Invité d'Apolline de Malherbe, le rendez-vous, Jean-Michel Blanquer est revenu sur la polémique autour des propos de la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui a assuré vouloir une enquête du CNRS quant à l'impact de "l'islamo-gauchisme" sur les recherches universitaires, provoquant l'ire du corps enseignant.

"Fait social indubitable"

Pour le ministre de l'Éducation nationale, qui avait lui-même employé ce mot il y a quelques semaines, causant lui-aussi un tollé, les faits exposés par sa collègue découlent d'"un fait social indubitable".

"Ça se voit dans les déclarations de certains politiques. Quand vous avez Monsieur Mélenchon qui participe à une manifestation du CCIF où il y avait clairement des islamistes radicaux. Monsieur Mélenchon tombe dans l'islamo-gauchisme sans aucun doute", tacle-t-il.

Pour lui, le terme, s'il fait polémique, peut d'ailleurs être modifié.

"Je veux bien après que des spécialistes de sciences politiques analysent ça ou trouvent d'autres mots pour décrire le phénomène. Chacun doit voir ça avec sérénité et objectivité", complète-t-il.

Sujet "laissé en jachère"

En outre, Jean-Michel Blanquer est également revenu sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République, également surnommé projet de loi sur le séparatisme. Selon lui, cette dernière est nécessaire à bien des égards.

"On prend à bras le corps des sujets qui ont très longtemps été laissés en jachère. Cette loi qui prend à bras le corps le phénomène séparatisme, ces projets au quotidien qui nuisent à la République", martèle le ministre.

Il en a également profité pour rappeler que "l'instruction en famille bien faite pourra continuer", toutefois, l'exécutif souhaite bien "un régime d’autorisation".

"La famille n’a pas tous les droits sur l’enfant, on ne fait pas n’importe quoi avec son enfant", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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