Jean-Marie Le Pen prêt à se ranger des affaires politiques ?

Par LePoint.fr
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Cotelec, microparti de Jean-Marie Le Pen, a notamment financé à hauteur de plusieurs millions d'euros la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017.
Cotelec, microparti de Jean-Marie Le Pen, a notamment financé à hauteur de plusieurs millions d'euros la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017.

Pendant environ trois décennies, les micropartis de Jean-Marie Le Pen, Promelec et Cotelec, ont servi de « banques » aux candidats du Front national, puis du Rassemblement national. Lors des échéances électorales, ces formations ont financé de nombreuses campagnes, non sans polémiques parfois. Or, selon les informations que révèle Le Monde, jeudi 24 décembre, Jean-Marie Le Pen a décidé de dissoudre, lentement mais sûrement, ses deux micropartis. De quoi laisser présager son possible retrait définitif des affaires politiques françaises, évoque le journal.

Depuis 1991 pour Cotelec et 2013 pour Promelec, ces micropartis prêtaient de l'argent aux candidats frontistes en campagne, à des taux assez élevés, et pour se financer, eux-mêmes empruntaient de l'argent aux sympathisants voire au FN, à des taux plus avantageux. Des investissements presque toujours assurés d'être rentables et qui ont permis à Jean-Marie Le Pen de garder, au fil du temps, un certain pouvoir et une influence au sein des rangs frontistes, malgré son expulsion du FN.

Un agrément révoqué début décembre

Cotelec a ainsi financé à hauteur de plusieurs millions d'euros la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. Une somme que le Rassemblement national n'a toutefois pas été capable de payer. Au final, le microparti de Jean-Marie Le Pen a accumulé les dettes depuis une dizaine d'années, le forçant au passage à lui-même emprunter auprès de différents créanciers. Si depuis Cotelec est parvenu à [...] Lire la suite