Jean-Marie Le Pen : « Marine fait un sans-faute, pour l’instant »

Propos recueillis par Géraldine Woessner
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Jean-Marie Le Pen chez lui.

ENTRETIEN. L'ancien patron du Front national revient sur la tribune des généraux, soutenue par sa fille, et évoque la présidentielle.

Le 1er mai 2002, il y a tout juste dix-neuf ans, un million de Français déferlaient dans les rues pour dire « non » au Front national. Arrivé au second tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, défilant en hommage à Jeanne d'Arc, livrait sur la place de l'Opéra un discours conquérant, avant d'être balayé dans les urnes face à Jacques Chirac. « Nous ne pouvions pas gagner, le rejet était trop grand », confie au Point le vieux candidat, exclu de la présidence d'honneur de son propre parti en 2015 par une Marine Le Pen convaincue que seule une profonde « normalisation » du parti à la flamme lui permettrait un jour de briser le plafond de verre. Et à tout juste un an de la prochaine présidentielle, ce 1er mai 2021, la cote de popularité de Marine Le Pen s'envole dans les sondages, portée par de récents attentats et l'atonie d'une droite en mal de candidat.

Écarté par sa fille, désavoué par une partie de son ancienne famille politique, Jean-Marie Le Pen ne défilera pas en l'honneur de Jeanne d'Arc, son inspiration, « le symbole le plus séduisant de la France, à la fois l'exaltation de la foi, du courage, de l'extrême jeunesse, et la coalition de toutes les lâchetés et bassesses qui aboutiront à son supplice ». Mais il regardera, sur Internet, le meeting de sa fille Marine, qui « l'impressionne chaque jour davantage », confie-t-il, répétant inlassablement, comme il le faisait déjà en 1972 lorsqu'il a fondé le FN, qu'il est urgent d'agir « avant qu'il [...] 

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