Jean-Marie Le Pen : « J’aimerais que Marine m’invite à l’Assemblée »

Jean-Marie Le Pen chez lui, à Rueil-Malmaison, le 22 juin 2022.
Jean-Marie Le Pen chez lui, à Rueil-Malmaison, le 22 juin 2022.

La télé tourne en boucle sur l'écran géant qui occupe tout un mur du salon. Seul dans sa retraite de Rueil-Malmaison, Jean-Marie Le Pen ne peut détacher son regard des images consacrant le triomphe de sa famille politique, entrée en masse à l'Assemblée nationale dimanche soir, à la faveur d'un scrutin législatif « historique ». Ce mercredi, les 89 députés du Rassemblement national effectuant leur rentrée se pressent pour la photo de groupe, dans la cour d'honneur du Palais-Bourbon. C'est à peine si le patriarche reconnaît un ou deux visages… Trente ans après la proportionnelle de 1986 qui avait permis l'entrée de 35 députés d'extrême droite dans l'hémicycle, le « Front » a changé d'allure, de nature, de style, admet le fondateur du parti à la flamme… Qui voit pourtant dans cette « victoire » la consécration de ses propres combats, portés en cinquante ans d'efforts politiques. Lorsqu'il reçoit Le Point cette semaine, ses lévriers d'Ibiza affalés à ses pieds, Jean-Marie Le Pen en minaude de plaisir : « Avoir 89 députés le jour de l'anniversaire de Jean-Marie Le Pen [il a fêté ses 94 ans le 20 juin, NDLR], c'est quand même une grâce de Dieu, non ? Il y a presque autant de députés que de bougies ! » Mais il ne concède rien : évincé du parti en 2015, victime de l'entreprise de « normalisation » engagée par sa fille, il peine à reconnaître le succès de cette stratégie.

Le Point : Sans scrutin proportionnel ni alliances, Marine Le Pen a multiplié par presque trois [...] Lire la suite

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