Jean-Luc Mélenchon juge "écœurante" la présence d'Emmanuel Macron à Jarnac

Romain Herreros
·Journaliste politique
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Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon photographié à l'Assemblée nationale le 20 novembre 2020 (illustration) (Photo: BERTRAND GUAY via Getty Images)
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon photographié à l'Assemblée nationale le 20 novembre 2020 (illustration) (Photo: BERTRAND GUAY via Getty Images)

POLITIQUE - “Fous-lui la paix!”. S’il y a bien une personne que le déplacement d’Emmanuel Macron ce vendredi 8 janvier à Jarnac exaspère, c’est Jean-Luc Mélenchon. Alors que le chef de l’État est en Charente pour rendre hommage au premier président socialiste de la Ve République à l’occasion du 25e anniversaire de sa disparition, le leader de la France insoumise exprime haut et fort son indignation dans des propos rapportés par L’Obs.

“Sa présence à Jarnac est écœurante. Je ne trouve pas d’autre mot. Ça dégoûte. C’est une manière cannibale de s’approprier un personnage historique comme s’il pouvait en capter quelque chose”, tacle le député des Bouches-du-Rhône, avant d’insister: “François Mitterrand, c’est la retraite à 60 ans, le programme commun, la lutte contre le capital. Qu’il respecte notre deuil”.

Mélenchon “héritier d’un projet”

Pour le candidat déclaré à l’élection présidentielle 2022, l’actuel locataire de l’Élysée est une antithèse de celui qu’il surnomme affectueusement “le Vieux”. “Il n’incarne pas l’unité nationale, il incarne un passager clandestin. Il s’accroche à toutes les branches qui passent pour essayer de surnager”, enfonce-t-il, revendiquant une filiation avec cette figure tutélaire de la gauche.

“Moi, c’est le Mitterrand du programme commun à qui je garde une fidélité. C’est le Mitterrand qui m’a invité à l’accompagner cinq fois en voyage, comme un rite initiatique. C’est le Mitterrand des actions communes, contr...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.