Jean-Luc Mélenchon si près du but

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Des hologrammes à YouTube, le leader de La France insoumise (19,2 %) a su convaincre à gauche.

Une fin de campagne incroyable. Folle. Jean-Luc Mélenchon a terminé sa course à l’Elysée tel un sprinteur fougueux. Personne ne s’attendait à le voir aussi haut. Manque de chance pour lui, la course s’arrête un chouïa trop tôt. Le candidat de La France insoumise termine avec 19,2 % des voix, soit 8 points de plus qu’en 2012. Une belle performance. Ce score récompense une campagne réussie et innovante. Des hologrammes, de la péniche, du jeu vidéo et de la vidéo YouTube. Le tribun a parlé avec succès à la gauche - une partie de l’électorat de Benoît Hamon a terminé dans ses bras - et au reste du pays, notamment à droite. Quelques électeurs de François Fillon, déboussolés par les affaires de leur candidat, se sont réfugiés au sein de La France insoumise. Le score est beau mais il laisse un paquet de regrets à Jean-Luc Mélenchon et son entourage. Le second tour n’était pas un songe. Il était à sa portée. Pas certain que l’occasion se présente une nouvelle fois : l’eurodéputé, «qui combattra jusqu’au dernier souffle», n’est pas certain de se représenter à la prochaine présidentielle (lire aussi page 13). Le temps passe très vite et l’ex-socialiste approche des 66 bougies.

En attendant, une question se pose pour le tribun : «Et maintenant ?» Tout au long de la campagne, il est resté discret sur ses ambitions. Mélenchon avait la tête à l’Elysée, et pas ailleurs. La présidentielle est son élection favorite. Mais avec un tel élan et un score aussi lourd, il ne peut pas se cacher, à quelques semaines des législatives. Il ne peut pas laisser sur le bord de la route les millions d’électeurs qui ont glissé son nom dans l’urne. Certaines rumeurs l’envoient en Ile-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis, afin de se présenter dans une circonscription «gagnable», contrairement à 2012, où il avait été lourdement défait à Hénin-Beaumont face à Marine Le Pen.

Car derrière Jean-Luc Mélenchon (...)

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