Jean-Luc Mélenchon fait du « droit au silence » une cause écologique

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POLITIQUE - « Pin-pon-pin-pon », revoilà les sirènes de Jean-Luc Mélenchon. À la braderie de Lille ce samedi 3 septembre, le chef de file de La France Insoumise est revenu le « droit au silence », évoqué dans un tweet et raillé par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Après des vacances à l’étranger, Jean-Luc Mélenchon est revenu à Paris le 30 août. Il y a retrouvé « les sirènes des voitures de police » qui « hurlent sur les grandes artères jour et nuit toutes les 10 minutes ». Sur Twitter, l’ancien député s’est interrogé sur d’éventuels « refus d’obtempérer » pour justifier ces bruits incessants, une référence amère à la mort d’une passagère lors d’une intervention controversée pour ce motif. Et « le droit au silence ? », questionne-t-il pour finir.

Rapidement, ses adversaires politiques y ont vu une preuve supplémentaire de « la haine anti-police qu’à une partie de la classe dirigeante de LFI ». « D’abord les sirènes, ce n’est pas que la police, ça peut être le SAMU, ça peut être les pompiers qui secourent. J’imagine qu’il le sait. Ou alors, il est vraiment anti-police au point qu’il regarde par la fenêtre pour savoir qui passe et je l’encourage à dormir la nuit dans ces cas-là », a répondu Gérald Darmanin le 1er septembre sur le plateau de CNews.

La réplique et surtout les explications de Jean-Luc Mélenchon sont intervenues ce samedi, depuis Lille. « Le silence est une cause écologique », a-t-il lancé depuis le stand de la NUPES, présentant le bruit comme une autre preuve de la dégradation de l’environnement.

« Le bruit participe aussi directement à l’extinction des espèces »

« Le silence, dans notre environnement, est un produit désormais réservé à peu de monde. Le silence est une nécessité de l’existence. 25 millions de Français sont exposés à des super nuisances sonores. 87 % des Français comprennent que le silence est devenu un luxe. Et 50 % des habitants des quartiers populaires citent le bruit et l’absence de silence comme la première des pollutions sont ils ont à souffrir », a souligné l’ancien parlementaire, citant différents sondages et enquêtes. Il compare aussi le silence à « la nuit (...) qui permet que les choses se reconstituent » et qui « inscrit un rythme » en chacun d’entre nous.

Jean-Luc Mélenchon avait déjà tenu un discours similaire en avril, lors d’un meeting de campagne à Toulouse. Dans un billet publié sur son blog, l’ex-candidat LFI à la présidentielle s’inquiétait des effets du bruit sur la santé de l’homme et sur la biodiversité : « Savez-vous que l’envahissement par le bruit humain, de toutes les fréquences, empêche dans la nature les animaux d’occuper la fréquence qui correspond à leur cri d’appel ou d’alarme ? Tant et si bien que le bruit participe aussi directement à l’extinction des espèces et à la destruction de la biodiversité que l’air pourri ou que les eaux pourries ! », écrivait Jean-Luc Mélenchon.

Il plaidait alors pour « un plan de propositions pour un droit au silence », un souhait qu’il n’avait pas poussé plus loin et qui n’a, à ce jour, pas été repris à l’échelle nationale.

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