Pour Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel "finit par soutenir le gouvernement Macron en refusant sa chute"

Jean-Luc Mélenchon lors de son discours à la fête de l'Humanité à La Base 217 à Bretigny-sur-Orge dans l'Essonne le 10 septembre 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP
Jean-Luc Mélenchon lors de son discours à la fête de l'Humanité à La Base 217 à Bretigny-sur-Orge dans l'Essonne le 10 septembre 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Contre Macron, faut-il voter avec Le Pen? La question s'est posée au sein de la Nupes, alors que les députés du Rassemblement national ont apporté leur soutien à la mention de censure déposée par les élus de La France insoumise. Résultat, plusieurs députés communistes, écologistes et socialistes n'ont pas apporté leurs voix à cette motion de gauche, qui n'a donc pas empêché un énième 49.3 sur le budget.

"Quelle aberration!", écrit, à l'intention des députés de gauche n'ayant pas voté la censure, l'ancien candidat LFI à la présidentielle dans une notre de blog.

"Sous prétexte de 'refuser les voix RN', ils finissent en fait, sans oser le dire, par soutenir le gouvernement Macron en refusant sa chute", dit Jean-Luc Mélenchon. "Fabien Roussel n'a pas voté non plus la censure. C’est un soutien étonnant (et isolé au PCF) en faveur du budget de la Sécurité sociale de Macron", déplore l'insoumis.

"Continuer sans faiblir notre bataille"

Visant plus loin, sans les nommer, les douze députés socialistes -sur 31- n'ayant pas voté la motion, Jean-Luc Mélenchon analyse leur attitude comme une "posture de congrès pour nuire à Olivier Faure et à la majorité du groupe PS qui a voté la censure."

L'insoumis espère que dans les prochaines semaines, la Nupes restera unie et continuera de multiplier les motions de censure alors que le gouvernement devrait déclencher de nouveaux 49.3.

"En continuant sans faiblir notre bataille, le moment arrivera où LR devra assumer ou bien l’alliance avec les macronistes qui transforme son groupe en supplétif officiel ou le vote de censure", veut croire l'ancien candidat à la présidentielle.

Article original publié sur BFMTV.com