Jean-Luc Mélenchon débattra de son programme avec les autres partis jusqu'en octobre 2021

Robin Verner
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Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale.  - Alain Jocard
Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale. - Alain Jocard

Au vu du compteur affiché sur le site dédié, Jean-Luc Mélenchon est sur le point de remporter son pari, en décrochant 150.000 parrainages. Ce sésame officialiserait son entrée en campagne en vue de la prochaine présidentielle.

Le leader de La France insoumise, qui sera "Face à BFM" ce jeudi soir à partir de 20h50, entend porter à nouveau son programme "L'avenir en commun" devant les Français. Celui-ci, cependant, n'est pas gravé dans le marbre, comme il l'a annoncé dans un entretien accordé au Huffington Post, et il entend même en discuter certains points avec d'autres formations politiques que la sienne.

"Ce programme n’est pas à prendre ou à laisser: il est remis en ligne. Nous allons en parler avec tous les partis et les rencontrer au cours des prochains mois pour en débattre", a-t-il posé. Il a également fixé le terme de ces réflexions à venir: "La discussion restera ouverte jusqu’à octobre 2021."

"Sauf l'extrême droite et LaReM"

Ces échanges, qui impliqueront aussi des structures de la société civile, ne seront cependant pas extensibles à l'ensemble du spectre politique. "Les organisations politiques et syndicales, les associations seront consultées. Sauf évidemment l’extrême droite puisque nous n’avons rien à nous dire et LaREM puisque nous sommes en opposition avec eux depuis 2017", a-t-il circonscrit.

Jean-Luc Mélenchon a repris: "Nous irons voir tout le monde, le NPA, le PS, EELV, le PCF". Et le député élu dans les Bouches-du-Rhône n'a pas exclu de soumettre la proposition aux Républicains "par courtoisie". "Sous condition de cohérence de ce programme, il n’est absolument pas figé", a-t-il insisté.

Tandis qu'Arnaud Montebourg, ex-ministre sous François Hollande, est en pleine tournée médiatique, ménageant le suspense autour de ses aspirations politiques, Jean-Luc Mélenchon, qui lui avait déjà envoyé des signaux lors de la campagne de 2017, a indiqué: "Je crois à la sincérité de son repentir. Évidemment, je lui tends la main."

Article original publié sur BFMTV.com