Jean-Luc Mélenchon accuse "Quotidien" de faire "le jeu de la police politique"

Jean-Luc Mélenchon, ici à Mexico le 9 septembre, accuse

POLITIQUE - La tension monte entre La France insoumise (LFI) et “Quotidien”. Dans un message publié ce mardi 10 septembre sur Facebook, le chef de file du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, accuse l’émission de TMC de faire “le jeu de la police politique” en diffusant des images de la perquisition mouvementée au siège du parti en octobre 2018 qui, selon lui, ne traduisent pas la réalité des faits. Le dernier épisode d’une confrontation par tweets et passages télé interposés.

“Depuis un an, ‘Quotidien’ joue le jeu de la police politique. Ce sont ses images qui servent de base à nos accusateurs”, estime Jean-Luc Mélenchon, qui doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation, après la perquisition dont les images avaient fait le tour des médias français.

La plupart de ces images, montrant une confrontation particulièrement tendue entre les policiers et les responsables de LFI, avaient été diffusées par “Quotidien”. Jean-Luc Mélenchon avait par ailleurs lui-même diffusé une vidéo de cette perquisition sur sa page Facebook.

“Depuis un an, ‘Quotidien’ cachait ces moments où (Alexis) Corbière et moi rassurons les policiers et appelons au calme. C’est le contraire de ce que montrent les 30 secondes que diffuse ‘Quotidien’ depuis un an”, poursuit Jean-Luc Mélenchon dans son message, dénonçant une “manipulation médiatique aux ordres du parquet”. Le responsable cible également Le Monde, qui “il y a quelques mois publiait illégalement des extraits des auditions en faisant croire à une violence absolue”, selon lui.

À dix jours de son procès, Jean-Luc Mélenchon assure que “le procès verbal intégral des auditions montre que TOUS les policiers concernés déclarent ne s’être ‘jamais sentis menacés physiquement’” lors de la perquisition.

Yann Barthès répond

Ce mardi matin, le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, lui-même convoqué devant la justice, avait déjà chargé l’émission de Yann Barthès, l’accusant d’avoir “sectionné” les images à des fins politiques.

“Elles sont coupées les images. Moi par exemple on me voit crier après un policier (...) On m’a vu dire à un policier ‘Arrêtez d’être violent’. Mais quand on voit tout avant, les violences qui ont lieu, le moment où, calmement, je dis à ces policiers ‘pas de violence’... C’est une manière de (...)

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