Jean-Luc Godard a eu recours au suicide assisté, une pratique qui divise en Europe

Le réalisateur Jean-Luc Godard, décédé à 91 ans ce mardi, a eu recours au suicide assisté, en Suisse. Une pratique qui ne fait pas l'unanimité en Europe. Et particulièrement en France, où le sujet ressurgit dans le débat public.

Le réalisateur Jean-Luc Godard a eu recours au suicide assisté, une pratique légale en Suisse, « suite à de multiples pathologies invalidantes, selon les termes du rapport médical », a expliqué Patrick Jeanneret, le conseiller de la famille.

En Suisse, l'aide au suicide à laquelle a eu recours le cinéaste est autorisée sans être réglementée de façon spécifique. Un article du code pénal suisse stipule que celui qui prête assistance au suicide ne doit pas être poussé par un « motif égoïste », une notion qui reste néanmoins suffisamment floue pour que plusieurs associations suisses comme Exit ou Dignitas proposent d'aider ceux qui le souhaitent à mourir en toute légalité.

En revanche, inciter une personne au suicide dans le but d'obtenir un avantage est puni de cinq ans de prison ou d'une amende. La capacité de discernement de la personne concernée doit être intacte. Aucune influence extérieure ne peut être tolérée. Et le candidat a l'obligation de s'administrer seul le poison.

Vers une « interruption volontaire de vieillesse » ?

L'année dernière, près de 1 400 personnes ont été accompagnées vers la mort en Suisse. Un chiffre en constante hausse depuis près de 20 ans.

Le suicide assisté, un vaste débat en Europe


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