Jean-Louis Trintignant, légende du cinéma français, disparaît

LES FILMS 13 / COLLECTION CHRISTOPHEL VIA AFP

“Jean-Louis Trintignant a un jour avoué qu’il s’était senti bien dans ses derniers rôles, car il incarnait des personnages confrontés à la mort, écrit Der Standard. À 91 ans, cette dernière a fini par l’emporter.” Le quotidien autrichien a été parmi les premiers à réagir à la disparition de l’acteur français, saluant en première page de son site Internet “une légende du cinéma”.

Le quotidien britannique The Guardian, lui aussi, se remémore avant tout les dernières prestations de Trintignant. L’acteur a eu “une longue et brillante carrière sur scène et à l’écran, mais sa présence au cinéma n’a jamais été aussi forte et intense que dans la vieillesse”, explique-t-il. Dans ses rôles interprétés sur le tard, il “projetait avec une vigueur renouvelée une intelligence vive et naturelle, des manières peu engageantes et un air d’être poliment, ou pas si poliment, dégoûté par la vacuité morale et l’hypocrisie de tout ce qui l’entourait, ainsi que son propre sentiment tragique et passionné de perte”.

“Un vieux sage”

La mort, Jean-Louis Trintignant l’aura donc côtoyée longtemps, à l’écran, mais aussi à la ville. Il était même décédé “le 1er août 2003, le même jour que sa fille Marie”, assure le journal suisse Le Temps.

“C’est ce qu’il disait, et on le croyait, ce grand vieillard pâle comme un fantôme, fragile comme une feuille sèche, dont le regard profond exprimait la douleur et l’humanité avec une égale intensité.”

“Brisé par la mort de sa fille”, battue à mort par le musicien Bertrand Cantat, Jean-Louis Trintignant était “devenu un très vieil homme, inconsolable et plein de grandeur. Un vieux sage”, écrit encore Le Temps.

Aux côtés des plus grands

D’autres journaux n’ont pas le même goût du tragique, et évoquent la filmographie de l’acteur-réalisateur avant sa vie personnelle. Devant ou derrière la caméra, Trintignant aura travaillé avec les plus grands. “Il s’était fait connaître au côté de Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme [Roger Vadim, 1956] et avait fait ses adieux avec Amour [Michael Haneke, 2012]”, rappelle le quotidien espagnol El Mundo. “Jamais attiré par la gloire, il a néanmoins livré des prestations mémorables dans Un homme et une femme, Le Conformiste [Bernardo Bertolucci, 1971], Z [Costa-Gavras, 1969], et, plus récemment, Amour”, énumère de l’autre côté de l’Atlantique The Hollywood Reporter.

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