Jean-Jacques Bourdin ne reviendra pas à l'antenne de RMC et BFMTV

Jean-Jacques Bourdin avait été écarté
Jean-Jacques Bourdin avait été écarté

Le groupe Altice annonce "mettre un terme au contrat de travail" de l'animateur, accusé d'agression sexuelle et "cesser toute collaboration" avec lui.

MÉDIAS - Jean-Jacques Bourdin ne reviendra pas à l’antenne de RMC et BFMTV. Suspendu “temporairement” depuis le mois de janvier après l’ouverture d’une enquête pour agression sexuelle, l’animateur a finalement été limogé par le groupe.

“En raison des événements intervenus et portés à la connaissance de la direction au cours de l’année 2022, la direction a décidé de mettre un terme au contrat de travail de Monsieur Jean-Jacques Bourdin et ainsi cesser toute collaboration”, annonce le groupe Altice dans un communiqué laconique ce vendredi 17 juin.

En janvier dernier, Le Parisien révélait qu’une plainte pour des faits remontant à 2013 avait été déposée contre Jean-Jacques Bourdin, avant que le parquet de Paris n’indique avoir ouvert une enquête préliminaire pour agression sexuelle, confiée au commissariat du XVIe arrondissement.

Quelques semaines plus tard, l’ancienne présentatrice météo de RMC-BFMTV Fanny Agostini révélait dans Mediapart être à l’origine de cette plainte. Dans sa plainte, consultée par l’AFP, elle racontait que Jean-Jacques Bourdin lui avait “saisi le cou”, avait “rapproché son visage” du sien et avait “essayé de (l’)embrasser à plusieurs reprises”, sans y “parvenir”, dans la piscine d’un hôtel de Calvi en Corse.

Une seconde femme avait aussi déposé une plainte pour agression sexuelle, harcèlement et exhibition sexuelle, accusant Jean-Jacques Bourdin de faits survenus à la fin des années 1980.

Une enquête classée pour prescription

Le 7 avril, le parquet de Paris classait sans suite son enquête pour agression sexuelle pour cause de prescription des faits. Le délai en la matière étant de six ans.

Ce “classement n’est pas une surprise puisque la plainte était effectivement prescrite”, avait déclaré à l’AFP Me Laure Heinich, avocate de Fanny Agostini, regrettant toutefois n’avoir été avisée “d’aucun acte d’enquête, ni par les policiers, ni par le parquet”.

L’animateur soutenait dans un communiqué avoir “toujours fermement contesté les faits” qui lui sont reprochés. Et de dénoncer, selon lui, “l’instrumentalisation publique de cette procédure” et déplorer les “atteintes graves qui ont été portées à [sa] vie personnelle et à [sa] vie professionnelle”.

Après le classement pour prescription de la plainte de Fanny Agostini, le groupe Altice Média avait refusé de commenter cette décision de justice, mais précisait à l’AFP qu’une enquête interne, lancée dès la révélation de la première plainte, était “toujours en cours”. Enquête interne qui semble aujourd’hui conduire à la décision du groupe de “cesser toute collaboration” avec Jean-Jacques Bourdin.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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