Jean-François Copé renonce aux législatives

Maxime Bourdeau
Copé renonce aux législatives pour se "consacrer à la ville de Meaux"

POLITIQUE - Le député-maire LR de Meaux, en Seine-et-Marne, et ancien président de l'UMP Jean-François Copé a annoncé au Figaro qu'en raison de l'interdiction du cumul des mandats, il ne se représenterait pas aux législatives de juin, pour se consacrer à sa commune.

"Puisqu'il me fallait choisir, j'ai pris la décision de renoncer à mon mandat de député, que j'exerçais depuis 2007, et de me consacrer à la ville de Meaux", a déclaré Copé, qui avait fini dernier à la primaire de la droite, dans une interview au quotidien de ce mardi 10 avril.

"L'interdiction du cumul va couper définitivement les parlementaires des enjeux pourtant essentiels du quotidien des gens", a-t-il déploré. Copé était devenu député en 1995. Battu en 1997, il a été réélu à chaque élection depuis 2002. Entre 2002 et 2007, il n'avait pas siégé puisqu'il était membre du gouvernement.

"C'est au niveau municipal que l'on peut vraiment améliorer la vie des Français"

"La décision a été difficile à prendre. Après mûre réflexion, le choix de me consacrer au développement de l'agglomération meldoise, qui compte près de 100.000 habitants, m'est apparu comme une évidence. D'abord parce que c'est au niveau municipal que l'on peut vraiment améliorer la vie des Français", a-t-il expliqué.

"Je poursuivrai au plus près de mes administrés et le plus concrètement possible mon combat contre le chômage, l'insécurité et la montée du communautarisme religieux, dont on a hélas peu parlé dans cette campagne présidentielle", a ajouté le maire de Meaux depuis 1995.

"Cette campagne nous laissera un goût amer tant les questions essentielles pour l'avenir de la France ont été évacuées, ne laissant place qu'aux affaires de justice", a-t-il estimé. Il a "choisi d'être totalement solidaire de (sa) famille politique et de soutenir François Fillon" car "son projet est le seul qui peut permettre le 'sursaut français'".

"Quel que soit le résultat de la présidentielle, une page se tourne. La droite française devra repenser...

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