Jean-François Copé appelle LR à devenir un "pilier de la majorité"

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Jean-François Copé, Valérie Pécresse et Daniel Fasquelle, le 16 mars 2022. (Photo: ALAIN JOCARD via AFP) (ALAIN JOCARD via AFP)
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"Nous serons la tranche de jambon dans le sandwich, et une tranche de plus en plus fine", craint l'ancien président des Républicains, en vue des législatives.

POLITIQUE - De l’opposition... À la majorité? C’est en tout cas la proposition de Jean-François Copé, maire LR de Meaux, dans un entretien au Journal du dimanche, ce 17 avril, une semaine avant le second tour.

″À la différence de certains de mes amis LR, j’appelle à voter Macron au second tour contre Le Pen. Mais il doit lancer un nouveau pacte de gouvernement, incluant un pilier de droite à la majorité sortante”, propose-t-il, en sachant que cette idée est “minoritaire” au sein de son parti.

Il espère que cette “plateforme gouvernementale” conduise Emmanuel Macron "à donner plus d’importance (...) aux questions de sécurité, de laïcité et d’immigration, et à exercer un pouvoir moins solitaire pour mettre en œuvre les réformes nécessaires: retraites, travail, modernisation de notre protection sociale, décentralisation, banlieues, dynamisation des zones rurales”, énumère l’ancien ministre de Jacques Chirac.

“Nos yeux pour pleurer”

L’ancien président de l’UMP y voit aussi une manière de battre Marine Le Pen le 24 avril prochain: “rassemblés, nous parvenons à empêcher Marine Le Pen d’être élue”, assure celui qui attend “des engagements clairs” de la part du chef de l’Etat qui pourrait prendre la forme d’un “discours”.

Une idée qu’il avait déjà développée sur le plateau de France 2 au soir du premier tour le 10 avril. “Il appartient (à Emmanuel Macron) dans les deux semaines de reprendre des engagements très forts vis-à-vis des Français d’un nouveau pacte majoritaire, car s’il ne le fait pas nous n’aurons que nos yeux pour pleurer”, avait-il prévenu. “Il faut un nouveau pacte gouvernemental, que la droite de gouvernement y soit associée, mais pas en allant à Canossa ou en renonçant à son identité”, explicitait-il.

Jean-François Copé se fait pessimiste quant aux prochaines élections législatives pour son camp. “Qu’est-ce qui pourrait conduire un électeur, qui va se voir proposer un candidat macroniste, un lepéniste et un mélenchoniste, à choisir LR ? Rien”, prévient le maire de Meaux dans les colonnes du JDD, avant de filer cette métaphore alimentaire: “Nous serons la tranche de jambon dans le sandwich, et une tranche de plus en plus fine”.

Alors qu’Emmanuel Macron est occupé à draguer les électeurs de gauche qu’il voit comme un potentiel réservoir de voix et que LR a déjà organisé la bataille des législatives autour de Christian Jacob, actuel patron du parti, “sans LREM”, pas sûr qu’une telle proposition voit le jour.

″Ça n’aurait aucun sens, on ne peut pas un jour condamner le laxisme du président de la République sur l’immigration ou la sécurité et le lendemain s’allier avec lui”, disait déjà le président des Républicains dans Le Figaro le 28 mars.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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