Jean d'Ormesson-Johnny Hallyday rejouent Cocteau-Piaf

Par Jérôme Béglé
La rock star des lettres françaises et la superstar toutes catégories confondues sont mortes le même jour : ce funeste mardi 5 décembre

La mort de la chanteuse, le 11 octobre 1963, a éclipsé celle du poète. En sera-t-il de même avec le décès presque simultané du rockeur et de l'académicien ?

Jean d'Ormesson aura tout réussi sauf sa sortie ! Une crise cardiaque l'a emporté au petit matin du mardi 5 décembre. L'émotion est grande, mais elle cesse quelques heures plus tard quand un communiqué de l'AFP annonce, à 2 h 44, la mort de Johnny Hallyday. Le rockeur est en fait décédé depuis quelques heures. La rock star des lettres françaises et la superstar toutes catégories confondues sont en fait mortes le même jour : ce funeste mardi 5 décembre. Cela ne vous rappelle rien ? Le 11 octobre 1963, la France apprend à quelques heures d'intervalle la mort de la Môme Piaf et celle du poète Jean Cocteau. Elle a 47 ans, il en a 74. La chanteuse va totalement éclipser le décès de son aîné. Le lendemain, la presse fera ses gros titres sur l'interprète de « La Vie en rose » et n'accordera qu'une portion congrue à l'auteur des Enfants terribles.

Les obsèques d'Édith Piaf ont lieu à l'église Saint-Honoré-d'Eylau. Une foule immense de plus de 40 000 admirateurs l'accompagne le 14 octobre au cimetière du Père-Lachaise, où elle repose désormais. L'assistance est beaucoup plus clairsemée deux jours plus tard à la chapelle Saint-Blaise-des-Simples de Milly-la-Forêt, où Cocteau a rejoint sa dernière demeure. La chanteuse remporte sans appel la bataille de l'émotion. La presse tente alors de donner corps à un bobard. Le Parisien libéré titre le lendemain de la mort des deux phares de la culture française « La mort d'Édith Piaf a tué Jean Cocteau ». On fait croire qu'en apprenant la disparition de la chanteuse le cœur du poète a lâché. Une légende tenace pourtant rapidement démentie par Jean Marais. « Il aimait beau­coup et admi­rait profon­dé­ment Édith Piaf. Jean a eu un œdème au poumon et son cœur, déjà fragile, a flan­ché. Je ne pense (...) Lire la suite sur LePoint.fr

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