Qui sont Jean d'Orléans et Louis de Bourbon, les prétendants au trône de France ?

Aliénor Vinçotte
Ils sont descendants de Louis XIV, pour l'un, et de Louis-Philippe, pour l'autre. Louis de Bourbon et Jean d'Orléans se revendiquent chacun comme étant l'héritier légitime de ces rois. Après la mort du comte de Paris le 21 janvier, franceinfo s'est penché sur ces deux prétendants au trône.

Albert II de Monaco, la reine Sophie d'Espagne, le prince Hassan du Maroc, l'ancienne impératrice d'Iran Farah Pahlavi… Ces têtes couronnées sont réunies, samedi 2 février, pour rendre un dernier hommage à Henri d'Orléans, comte de Paris, mort douze jours plus tôt à l'âge de 85 ans. Plus de 400 personnes, membres de l'aristocratie française et européenne, bravent un froid glacial pour assister à la cérémonie en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux (Eure-et-Loir).

 

Contrairement à ce qui pourrait se passer en Espagne ou en Angleterre en cas de décès royal, la nouvelle de sa mort n'a pas frappé les esprits en France, où la monarchie a disparu de longue date. Mais si tant de membres du gotha sont venus se recueillir ce jour-là à Dreux, c'est parce que le défunt n'est pas un aristocrate comme un autre. Henri d'Orléans était prétendant au trône de France, héritier direct de Louis-Philippe Ier, le dernier roi des Français, qui a régné de 1830 à 1848. De nombreux monarques et personnages illustres, dont Philippe d'Orléans, le frère cadet de Louis XIV, figurent parmi ses ancêtres.

Quelques heures avant les funérailles, le quatrième de ses cinq enfants, Jean, 53 ans, a annoncé qu'il prenait la relève.

 

 

Un ancien banquier devenu forestier

Quelques jours plus tard, le nouveau comte de Paris reçoit franceinfo au domaine royal de Dreux, où il habite depuis 2011. Un bonnet bleu marine enfoncé jusqu'aux oreilles, le "prince Jean d'Orléans" vient en personne ouvrir la grille, accompagné de son gros chien noir. Un chemin mène à la demeure où il réside avec sa femme et ses cinq enfants. Des jouets traînent devant la porte d'entrée.

A l'intérieur, ni personnel de maison ni courtisans. Philomena de Tornos y Steinhart, issue de l'aristocratie (...)

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