Jean-Christophe Rufin nous conte "Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla"

Laurence Houot
Le dernier roman de l'académicien Jean-Christophe Rufin "Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla" (Gallimard) raconte une histoire d'amour en forme de montagnes russes, dans laquelle les deux protagonistes font, défont et refont leur mariage au gré des aléas de la vie et de leurs amours. Un livre d'une facture très classique, pour raconter une histoire pleine de fantaisie.

L'histoire commence comme un conte. Edgar, séduisant jeune homme élevé à Chaumont par une mère célibataire marchande de fleurs, débarque à Paris à l'äge de 18 ans. Grâce à son charme, ("Dès qu'Edgar figure sur une image, il la dévore"), le jeune homme se fait embaucher comme garçon de courses dans le cabinet d'un notaire. Il trouve par la même occasion un logement, une chambre de bonne au dernier étage de l'immeuble de son patron. Edgar y fait la connaissance de Paul, le fils du notaire, "qui monte le soir dans le couloir du sixième pour fumer".

Les deux garçons deviennent amis, et c'est ainsi qu'ils se retrouvent, "deux filles et deux garçons, à rouler dans une Marly couleur crème et rouge pour relier Paris à Moscou". L'idée de ce voyage est de Nicole, l'amie de Paul, une fille d'ouvrier typographe de Rouen, "élevée dans le culte de l'URSS". Les jeunes gens ont négocié des visas en échange d'un reportage pour un grand magazine français (ce sera Paris-Match), susceptible de donner "un coup de pub" à un régime "en pleine déstalinisation", et soucieux de montrer que le socialisme peut "apporter le bien-être aux masses, ce qui, à l'époque, voulait dire leur fournir une machine à laver, une voiture et un téléviseur".

Ils eurent un enfant, et se marièrent beaucoup

Et voilà parti sur les routes ce quatuor improbable, Edgar (...)

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