Jean-Christophe Lagarde présente des excuses après des propos violents à l'égard d'Éric Zemmour

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Jean-Christophe Lagarde - AFP
Jean-Christophe Lagarde - AFP

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Le président du groupe UDI, Jean-Christophe Lagarde, s'est emporté en répondant à une question sur Éric Zemmour, ce dimanche matin sur le plateau de Franceinfo, avant de s'excuser quelques heures plus tard. Selon l'entourage du polémiste, interrogé par BFMTV, ce dernier ne portera pas plainte.

"Se foutre du monde au point de dire 'je suis un RPR'... Mais monsieur Zemmour, si monsieur Pasqua était là, il te filerait une balle dans la tête", a ainsi lancé Jean-Christophe Lagarde ce dimanche matin.

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Le président de l'UDI a rapidement présenté ses excuses sur Twitter. "Je regrette mon expression totalement inappropriée à propos de Pasqua et Zemmour ce matin, je voulais dire qu’à l’époque une telle imposture de sa part aurait eu une réplique des plus cinglantes", a-t-il répondu.

"La violence doit toujours être bannie du débat politique. Mea culpa."

"Le "camp du bien" perd ses nerfs"

La déclaration de Jean-Christophe Lagarde a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment de la part des soutiens au polémiste.

"Vos propos sont honteux", a déploré le groupe Les jeunes avec Zemmour. "Prenez garde à Lagarde et à tous ces faux donneurs de leçons qui se disent "démocrates" mais qui flinguent la démocratie!", a, quant à lui, tancé le député européen Gilbert Collard, du groupe identité et démocratie.

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"Il est là ce système qui se dit 'raisonnable' et menace Éric Zemmour d'une balle dans la tête. On reconnaît bien Lagarde président de l’UDI déjà soupçonné de lien avec l’Islamisme et le grand banditisme", a réagi de son côté Antoine Diers, fervent soutien du polémiste.

"Lagarde s’offre la première sortie de route de la campagne… Peut-on offrir aux Français mieux que l’outrance verbale en guise de programme?" a, de son côté, appelé Nicolas Dupont-Aignan.

Face au tollé provoqué par cette séquence, la chaîne France info a, de son côté, décidé de ne plus la diffuser, a-t-elle fait savoir dans un communiqué à la mi-journée. "Ces propos ne correspondent ni à nos valeurs ni à l’idée que nous nous faisons du débat politique", a-t-elle réagi.

"Je plains amèrement tes électeurs"

Éric Zemmour a finalement répondu à Jean-Christophe Lagarde ce dimanche soir à travers un communiqué amer, critiquant un homme emprunt de "duplicité, de lâcheté et de cynisme". "Je plains amèrement tes électeurs et tes militants, ou ce qu'il en reste", a lancé le polémiste. Selon son entourage, interrogé par BFMTV, le polémiste ne compte pas porter pas plainte.

Éric Zemmour rappelle par ailleurs que le député de la Seine-Saint-Denis avait été placé en garde à vue en mars 2021 pour détention d'armes. "Cette information fait étrangement écho avec tes menaces de ce matin", renchérit le polémiste.

"Ton 'Mea Culpa' de pacotille, je ne t'excuse pas", poursuit-il, avant de réaffirmer son "profond respect" et "sa sincère amitié à Charles Pasqua", une des "personnalités les plus intéressantes qu'il m'a été donné de côtoyer."

Le polémiste termine en accusant Jean-Christophe Lagarde d'avoir fait de Drancy, ville d'origine d'Éric Zemmour, "une enclave étrangère". Et de conclure:" je te laisse à ta juste place politique: au centre du néant".

Article original publié sur BFMTV.com

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