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Jean-Christophe Cambadélis : « Mélenchon cherche à coaliser les radicalités »

Jean-Christophe Cambadélis en mai 2022. Le fondateur de Nouvelle Société présentait ce jour-là le manifeste « Être social-démocrate en 2022 ».   - Credit:JEANNE ACCORSINI/SIPA / SIPA / JEANNE ACCORSINI/SIPA
Jean-Christophe Cambadélis en mai 2022. Le fondateur de Nouvelle Société présentait ce jour-là le manifeste « Être social-démocrate en 2022 ». - Credit:JEANNE ACCORSINI/SIPA / SIPA / JEANNE ACCORSINI/SIPA

Jean-Christophe Cambadélis n'est plus député, encore moins premier secrétaire du Parti socialiste, mais il reste actif. Au sein du Lab de la social-démocratie, l'ancien leader étudiant passé par le trotskisme a œuvré à la rédaction d'un programme qui vise à rénover les idées d'une gauche sociale-démocrate. Comprendre : une gauche réaliste, laïque, républicaine, qui transforme le capitalisme sans le jeter aux orties.

Ce travail sera présenté le 2 octobre, avant d'être mis à disposition des clubs et partis qui gravitent à gauche, du PS à la Convention de Bernard Cazeneuve en passant par le Parti des radicaux de gauche. Avec un mot d'ordre, qu'Olivier Faure n'est pas (encore ?) prêt à entendre : la Nupes est dépassée, la gauche doit se reconstituer ailleurs, sur un autre socle.

Le Point : Le PS comme le PCF ont refusé de participer à la manifestation ce samedi 23 septembre, organisée à l'appel notamment de LFI, contre le « racisme systémique » et les « violences policières ». Approuvez-vous cette décision ?

Jean-Christophe Cambadélis : Oui, et le fait que le bureau national du PS ait décidé à l'unanimité de ne pas s'y rendre est pour moi décisif. Après le refus de constituer des listes communes pour les sénatoriales avec LFI et le refus d'une liste de la Nupes aux européennes, cette nouvelle décision marque le retour de la liberté de jugement et la fin de la mélenchonisation des esprits au Parti socialiste. Cette manifestation avait l'apparence d'un rejet des vi [...] Lire la suite