Jean-Charles Taugourdeau doute encore qu'il y ait un réchauffement climatique

Hortense de Montalivet

POLITIQUE - Vous reprendrez bien un soupçon de climatoscepticisme? Alors que la COP25 s’est ouverte ce lundi 2 décembre à Madrid, un député Les Républicains a osé un adjectif qualificatif qui en dit long sur les progrès qu’il reste à faire avant d’agir pour le climat. 

Tandis qu’un rapport de l’ONU alertait récemment sur les débuts d’une sixième extinction de masse et que le Parlement européen vient de déclarer l’urgence climatique et environnementale, Jean-Charles Taugourdeau n’est toujours sûr de rien. 

Lors des “Questions au gouvernement” ce mardi, en grande partie consacrées à l’épineuse réforme des retraites, ce député de Maine-et-Loire n’a pas hésité, entre deux alertes au gouvernement, à glisser une petite phrase qui fera plaisir à ceux qui ne croient toujours pas au changement climatique.

Fustigeant un gouvernement plus enclin à mettre des bâtons dans les roues des travailleurs avec des normes environnementales qu’à bien utiliser l’argent public, Jean-Charles Taugourdeau évoque un “prétendu changement climatique” qui fera grincer des dents certains écologistes.

“Tous ceux qui travaillent n’en peuvent plus de la multitude des normes édictées au nom du développement durable et du prétendu réchauffement climatique”, a affirmé le député. Derrière lui, certains Républicains applaudissent. 

“Vous savez ce que disent les Français dans nos campagnes? ‘C’est le nouveau truc à la mode pour nous pomper notre fric’”. 

“Une réalité prouvée scientifiquement”

Quelques minutes après son intervention dans l’hémicycle, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, s’est dite “assez choquée” par ses propos, avant de répondre à une autre question d’une députée LR. “Je vous le dis très calmement, nous ne pouvons pas nier une réalité prouvée scientifiquement. Le réchauffement climatique est une réalité”, a-t-elle souligné.

Mais au micro de LCP, le député en a remis une couche. “Au nom du réchauffement climatique aujourd’hui, on se permet de faire tout et n’importe...

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