Jean-Baptiste Thoret, directeur de collection DVD : "la fascination pour les années 70 signifie que l’on ne regarde plus que dans le rétroviseur"

Jacky Bornet

A l’origine critique, puis historien, théoricien du cinéma et réalisateur, Jean-Baptiste Thoret nous parle de sa collection de films Make My Day qu’il dirige pour les éditions StudioCanal. Tous ces titres ont en commun sa volonté de les défendre et de les faire découvrir. Des premiers films d’Alain Corneau et Bertrand Blier, à Mario Bava, en passant par Peter Bogdanovich, Richard Fleisher ou Nagisa Oshima : le panorama inédit d’un cinéma autre qui brise les barrières entre films de genre et films d’auteur.

France Info Culture : votre collection Make My Day rassemble des films pour beaucoup des années 70, rares ou indisponibles depuis longtemps, voire inédits. Pourquoi cette collection et cet intitulé ?

Jean-Baptiste Thoret : Make My Day, parce que cela signifie faites-moi plaisir. Pour moi, le cinéma relève du plaisir, du divertissement, de la jouissance. Je crois au cinéma qui peut faire jouir et faire réfléchir en même temps. On n’est pas obligé de s’ennuyer pour réfléchir et de se divertir stupidement. Quand je vois des films de Risi, de Bertolucci, de Cimino, de Peckinpah, je ne me dis pas c’est ou ce n’est pas un film d’auteur, peu importe. Est-ce que La Prisonnière du désert de John Ford est un film pour intellos ou pour le grand public ? Je n’en sais rien. Les grands films s’adressent à tous les publics. Et à tous les âges où (...)

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