«J'aurais pu battre Macron et je ne l'ai pas voulu» : pourquoi Hollande se trompe

Federbusch, Serge
François Hollande dans une librairie à Tulle pour dédicacer son livre, Les Leçons du pouvoir. / GEORGES GOBET/AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE - François Hollande est revenu sur le devant de la scène médiatique à l'occasion de la parution de son testament politique, Les Leçons du pouvoir. Il a récemment déclaré qu'il aurait «pu battre Macron» : pour lui répondre, Serge Federbusch fait la liste de ce qu'il a manqué à l'ancien chef de l'État en 2017.

Serge Federbusch est ancien élu du 10ème arrondissement de Paris, fondateur du site Delanopolis et de l'association Aimer Paris, et candidat à la mairie de Paris aux municipales de 2020.

Le président empêché règle ses comptes et toute la presse se gausse: François Hollande voit partout des responsables à son échec politique, sans jamais s'interroger sur ses propres erreurs. Les frondeurs et Macron en prennent notamment pour leur grade au terme de rabâchages peu convaincants.

Remontons le temps!

Ce n'est pas tant Macron qui fit obstacle à François Hollande que Manuel Valls, quand il décida de franchir le Rubicon parisien qui sépare Matignon de l'Élysée et qu'on appelle la Seine. Le fait que François Hollande ait accepté l'idée de concourir à des «primaires» à gauche fut la cause directe de tous ses déboires: le ridicule de devoir affronter son Premier ministre lors de cette phase de qualification était de nature à refroidir plus vaillant que lui.

Et c'est précisément de vaillance dont Hollande manqua le plus. Il lui fallait forcer à nouveau le destin, affronter les moqueries, se séparer de tous ceux qui le menaçaient dans son gouvernement, au sein ou autour du parti socialiste et assumer le risque de la déflagration.

Il fallait également qu'Hollande écarte son entourage, notamment la camarilla d'énarques, au premier rang desquels figurait son vieil ami et secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet, qui lui dirent et redirent qu'il était cuit. Ils surent le convaincre qu'il devait céder la place au modèle dernier cri mis en rayon par l'oligarchie: Macron, le (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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