Le Japon va rejeter de l'eau de Fukushima dans l'océan

·2 min de lecture

Plus d'un million de tonnes d'eau provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi devrait être déversées dans l'océan Pacifique, et cela malgré la contestation des pays voisins et des pêcheurs. 

Le Japon va rejeter dans l'océan Pacifique, après traitement, plus d'un million de tonnes d'eau provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, a annoncé mardi le gouvernement nippon malgré l'opposition de pays voisins et des pêcheurs locaux. Cette décision met fin à sept années de débats sur la manière de se débarrasser de l'eau issue de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le gigantesque tsunami du 11 mars 2011. Environ 1,25 million de tonnes d'eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d'un millier de citernes sur le site de la centrale accidentée.

L'eau sera rejetée "après nous être assurés qu'elle est à un niveau (de substances radioactives, NDLR) nettement en-dessous des normes de sécurité", a déclaré mardi le Premier ministre Yoshihide Suga, ajoutant que le gouvernement japonais prendrait "des mesures" pour empêcher que cela n'entache la réputation de la région. Une décision rapide était nécessaire car l'eau continue à s'accumuler et les limites des capacités de stockage sur place pourraient être atteintes dès l'automne 2022, selon Tepco, l'opérateur de la centrale.

L'eau destinée à être relâchée dans cette opération, qui ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait prendre des décennies, a été filtrée à plusieurs reprises pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, lequel ne peut pas être éliminé avec les techniques actuelles.

Vive opposition

Cette solution est très contestée par les pêcheurs et agriculteurs de Fukushima, dans le Nord-Est du pays,redoutant que cela n'affecte encore davantage l'image de leurs produits(...)


Lire la suite sur Paris Match