Japon: Toyota et quatre autres constructeurs confessent des falsifications dans les tests de leurs véhicules

Toyota et quatre autres fabricants japonais d'automobiles ou de deux-roues (Honda, Suzuki, Mazda et Yamaha) ont fraudé sur des tests de certification de certains de leurs modèles au Japon, a annoncé lundi le ministère nippon des Transports. Un nouveau scandale dans le secteur de l'automobile nippon, qui a provoqué l'ouverture d'une enquête.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Les chaînes de télévision japonaises ont diffusé en direct les images de ce qui compose le nouveau scandale de l'automobile au Pays du Soleil levant. On y voit les fonctionnaires du ministère des Transports envoyés au siège de Toyota, dans la région de Nagoya, afin d'ouvrir une enquête.

La raison ? Le géant Toyota, ainsi que Honda, Mazda, Suzuki et Yamaha, des grandes entreprises fabricantes de voitures ou de deux roues, ont admis avoir commis des irrégularités ou falsifié des tests de certification de leurs voitures et de leurs motos durant des années. Cette nouvelle affaire rappelle celle qui avait déjà forcé, fin 2023, Daihatsu, une filiale de Toyota à suspendre sa production au Japon après avoir fraudé sur des tests d'homologation de ses véhicules. Le constructeur avait falsifié des procédures de crash-test. Ses usines avaient été fermées pendant près de deux mois. À la suite de ce scandale, le ministère des Transports avait demandé à 85 entreprises du secteur automobile de vérifier leurs pratiques de certification. Cinq d'entre elles avaient signalé des irrégularités.


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