Le Japon, terre peu accueillante pour les réfugiés

En 2016, le Japon n'a accueilli que 28 réfugiés. L'archipel nippon est très strict quant à l'accueil d'étrangers malgré un solde démographique négatif.

Liliane, débarquée d'Afrique il y a dix ans, peut s'estimer chanceuse: elle a obtenu le statut de réfugiée au Japon, pays où rares sont les élus. Mais elle a vite déchanté.

Dans un archipel qui n'a accueilli que 28 réfugiés en 2016 sur les 8.193 dossiers passés au peigne fin, soit un de plus qu'en 2015 malgré une hausse des demandes, l'accompagnement est réduit au minimum, affirme-t-elle.

"Cela m'a vraiment beaucoup déçue, nous sommes laissés à nous-mêmes, il faut se battre seul. Parfois je me dis que ce statut n'a vraiment pas de sens", confie cette femme de 37 ans, qui s'exprime sous un pseudonyme.

Liliane ne sait pas vraiment dire comment elle s'est retrouvée à Tokyo, à des milliers de kilomètres de chez elle, après avoir échoué à obtenir l'asile en Europe. "Ma mère m'a acheté un billet d'avion pour le Japon en tant que touriste. Je ne venais pas parce que j'aimais le pays, je venais parce que je fuyais une situation dans mon pays".

Pas de droit de visite pour sa famille

C'était en 2007, puis deux ans plus tard, "on m'a appelée pour me dire: 'Félicitations, vous avez été acceptée au Japon comme réfugiée'". "Je me disais que j'aurais des privilèges par rapport à cela, mais il n'y a pas vraiment de privilège", qu'il s'agisse du financement des études ou des démarches à accomplir (banque, logement...), regrette Liliane.

Elle aime au Japon "la culture", le sentiment...

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