Japon : Koji Ishii, chasseur de gants

La passion de Koji Ishii, ce sont les gants perdus et esseulés. Il les chasse sans relâche depuis quinze ans dans les rues de Tokyo (Japon). "Je vois le gant comme une forme symbolique de l’être humain. C’est un des seuls vêtements qui épouse parfaitement une partie du corps", raconte-t-il. Pour le chasseur, chaque gant trouvé est un moment de vie révélé. "On peut imaginer qu’une femme attendait au feu sur son vélo et a enlevé un gant pour regarder son téléphone, mais l’a fait tomber dans la précipitation quand le feu est passé au vert", confie-t-il. Il rêve d'un atypique G7 Koji Ishii a pris plus de 5 000 clichés de gant perdu. 5 000 photos où se cachent 5 000 petites histoires. Dans une ville que beaucoup de Japonais disent froide, les gants perdus lui ont aussi appris que ses concitoyens pouvaient faire preuve de "gentillesse" comme "ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de ramasser le gant tombé d’un inconnu pour le déposer à un endroit bien en vue". Koji Ishii est persuadé qu’il n’est pas le seul à être intrigué par les gants perdus. Pour réunir tous les passionnés, il rêve d’un sommet, un genre de G7 avec un G comme gant.