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Le Japon investit 3,6 milliards d'euros supplémentaires dans les semi-conducteurs

Le Japon va investir l'équivalent de 25 milliards d'euros sur trois ans pour combler son retard dans les semi-conducteurs, avec un nouvel apport de 3,6 milliards d'euros pour financer la construction d'une fonderie de puces de pointe par le groupe japonais Rapidus dans l'île d'Hokkaido.

De notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le Japon rêve de rattraper un retard d'environ dix ans sur le taïwanais TSMC et le sud-coréen Samsung dans l'industrie des puces les plus performantes afin de fournir aux entreprises japonaises les composants dont elles ont besoin pour leurs voitures électriques, leurs appareils connectés, leurs plates-formes d'intelligence artificielle.

Ayant l'avantage d'être proche de Taïwan, le Japon a convaincu TSMC, le leader mondial de la production des semi-conducteurs, de construire sur son sol deux à quatre fonderies de la future génération de puces d'à peine deux nanomètres, de quoi concentrer 50 milliards de transistors sur la taille d'un ongle.

TSMC, qui a pour clients Nvidia, Apple, veut diversifier ses capacités industrielles au Japon surtout, mais aussi aux États-Unis et en Allemagne dans l'éventualité d'une invasion de Taïwan par la Chine. Leader mondial de cette industrie jusque dans les années 1990, le Japon a une longue expérience dans la production de puces. La construction de la première usine de TSMC dans le sud de l'archipel a été achevée en seulement 22 mois.


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