Japon : oui à la pilule abortive, mais avec l’accord du conjoint

Des pilules contraceptives (illustration).
Des pilules contraceptives (illustration).

Une avancée, oui, mais avec des conditions. La pilule abortive, qui permet à une femme d'avorter sans intervention chirurgicale, devrait être autorisée d'ici à la fin de l'année au Japon. Problème : son utilisation par les Japonaises sera soumise au bon vouloir de leur conjoint, rapporte The Guardian, mardi 31 mai. Une modalité dénoncée par certains militants, qui y voient une atteinte intolérable aux droits reproductifs des femmes. Les associations locales appellent donc le gouvernement japonais à se débarrasser de cette condition d'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

« Le “consentement du conjoint” devient un problème lorsqu'il y a un désaccord avec ce dernier, ou que le conjoint oblige la femme à donner naissance contre son gré », explique Kumi Tsukahara, membre de l'association Action for Safe Abortion Japan. « Être forcée de poursuivre une grossesse non désirée est une violence et une forme de torture », assure-t-elle encore.

Pilule non remboursée

« Les femmes ne sont pas la propriété des hommes », assène Mizuho Fukushima, députée de l'opposition, membre du Parti social-démocrate. Obstacle supplémentaire, ce traitement ne serait pas couvert par l'assurance maladie et serait facturé 100 000 yens, soit environ 730 euros. Ce qui le rendrait inaccessible pour les femmes les plus précaires. Le pays du Soleil-Levant est réputé pour ses politiques restrictives envers les différents moyens de contraception. Le Japon a notamment attendu quarante [...] Lire la suite

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