Jamila, 7 ans, emportée par la famine au Yémen

Jamila avait 7 ans. Elle est morte, quelque part au Yémen. Quelque part au coeur d’une guerre oubliée, qui tue avec une arme redoutable, la famine. Depuis 2 ou 3 ans, Jamila souffrait de malnutrition sévère, les médecins n’ont pas pu la sauver.

“Elle était très malade l’hôpital n’a rien pu faire, dit sa mère. Dès qu’on avait assez d’argent c‘était pour la soigner. On a vendu nos meubles, nos moutons, pour qu’elle ait une vie en bonne santé mais on a pas pas réussi.”

Les organisations internationales tirent la sonnette d’alarme depuis des mois, en vain. Le Yémen traverse la pire crise humanitaire du monde.

“Un demi-million d’enfants souffrent de manultrition sévère, insiste Jan Egeland, chef du Conseil norvégien pour les réfugiés, au retour d’un voyage au Yémen. C’est un euphémisme pour ceux qui sont sur le point de mourir de faim. Vraiment un demi-million, et le nombre augmente. Et ce n’est pas seulement dans certaines poches du pays. Ca arrive dans le nord, ça arrive dans l’est, l’ouest, le sud.”

Et le pire reste à venir : si le port de Hodeida est attaqué, principal point d’entrée de la nourriture, ce sera un désastre, prévient le chef du Programme alimentaire mondial. Les rebelles houthis contrôlent ce port, que pourrait bombarder la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

17 millions de Yéménites souffrent de la famine.

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