James Webb dévoile de nouvelles images de la nébuleuse de la Tarentule

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ESPACE - 160 000 années-lumière nous séparent d’elle. Le télescope spatial James Webb a dévoilé ce mardi 6 septembre de sublimes images de la nébuleuse de la Tarentule. Dans cette région du cosmos, les étoiles naissent à un rythme effréné, et ces clichés permettront d’approfondir la connaissance scientifique sur la formation stellaire.

Surnommée ainsi en raison de la forme de ses nuages de gaz et de poussière, la nébuleuse de la Tarentule est située à 161 000 années-lumière « seulement », a écrit la Nasa dans un communiqué. Elle est la région de formation d’étoiles la plus grande et lumineuse de tout le groupe de galaxies situées non loin de la nôtre, et abrite les étoiles les plus chaudes et massives connues.

Bien que cette nébuleuse soit depuis longtemps une cible de choix pour les scientifiques étudiant le processus de formation des étoiles, ces images permettent d’en révéler de nouveaux détails, dont des milliers de jeunes étoiles jusqu’ici invisibles aux yeux des précédents télescopes.

James Webb s’est envolé avec ses précieux instruments

À gauche, l’image de la caméra NIRCam - à droite, l’image du spectro-imageur MIRI
Space Telescope Science Institut / NASA, ESA, CSA, and STScI À gauche, l’image de la caméra NIRCam - à droite, l’image du spectro-imageur MIRI

Space Telescope Science Institut / NASA, ESA, CSA, and STScI

À gauche, l’image de la caméra NIRCam - à droite, l’image du spectro-imageur MIRI

Plusieurs instruments scientifiques embarqués par James Webb ont été utilisés pour capturer des images de la nébuleuse, à différentes longueurs d’onde, comme vous pouvez le voir dans le cliché ci-dessus. L’image de gauche a été prise par l’instrument NIRCam, une caméra infrarouge qui opère dans l’infrarouge proche. Au centre de cette image se trouve un amas de jeunes étoiles bleues très brillantes. L’image de droite a été capturée par MIRI, un instrument optique qui opère dans l’infrarouge moyen.

Un autre instrument, NIRSpec, a lui permis de distinguer une étoile tout juste en train d’émerger de son pilier de poussière, tout en maintenant un nuage autour d’elle -- une étape de sa formation qui n’aurait pas pu être observée sans les incroyables capacités de James Webb. Les chercheurs pensaient jusqu’ici que cette étoile était en réalité plus vieille, et à un stade plus avancé.

L’instrument NIRSpec a permis d’observer une étoile naissante de près.
NASA, ESA, CSA, and STScI L’instrument NIRSpec a permis d’observer une étoile naissante de près.

NASA, ESA, CSA, and STScI

L’instrument NIRSpec a permis d’observer une étoile naissante de près.

« Les régions de formation d’étoiles au sein de notre Voie lactée ne produisent pas d’étoiles au même rythme effréné que la nébuleuse de la Tarentule, et ont des compositions chimiques différentes », a expliqué la Nasa. Sa composition chimique intéresse ainsi grandement les chercheurs, car elle est similaire à des régions où se formaient les étoiles lorsque le cosmos n’était âgé que de seulement quelques milliards d’années, au moment où la création d’étoiles était la plus importante.

Lancé à Noël dernier dans l’espace et pleinement opérationnel depuis quelques mois seulement, le télescope James Webb mène ses observations à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Selon l’agence spatiale américaine, ce bijou d’ingénierie « ne fait que commencer à réécrire l’histoire de la création stellaire. »

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