James Rosenquist au firmament pop

Libération.fr

Figure du pop art dans les années 60, l’artiste américain qui débuta en peignant des enseignes est mort vendredi à 83 ans.

Son coup de pinceau précis et lisse, glissant tout schuss à travers des surfaces immenses, avait cette vertu et cet objectif de remettre en selle la puissance de la peinture à une époque, les années 60, où celle-là paraissait affaiblie par la force de frappe grandissante des nouveaux médias. Toute l’œuvre de James Rosenquist, y compris ses toiles les plus récentes déployées en majesté, à l’automne, sous les verrières de la galerie Thaddaeus Ropac, à Pantin (lire Libération du 17 octobre), dans une rétrospective éclipsant la période la plus connue pour s’étendre aux décennies suivantes (1970-2010), porte en elle une foi inquiète et tenace dans la peinture. Un credo que l’artiste, dont la mort vendredi a été révélée par son épouse Mimi Thompson au New York Times, formulait ainsi, dès 1964 : «Nous sommes attaqués par la radio, par la télévision et les autres formes de communication visuelle […] avec une telle force et une telle rapidité que la peinture […] paraît maintenant très vieux jeu. […] La peinture est probablement plus passionnante que la publicité - dans ce cas pourquoi ne pas lui donner la même puissance, le même brio, le même impact ?» Restait à savoir comment y parvenir.

Arlequinades. Né à Grand Forks, dans le Dakota du Nord, en 1933, il suit des cours à la Minneapolis School of Art. Mais c’est quand il n’y est pas, durant les summer breaks et son petit boulot de peintre d’enseignes publicitaires, qu’il apprend et découvre les voies de l’impact pictural. Sur l’échafaudage, il peint des bouteilles de whisky, des bonbons ou des personnages en si grand qu’il ne perçoit de ces motifs courants que des détails surdimensionnés. «Je commençais une pub, raconta-t-il, et j’y voyais un tas de choses que je n’aurais jamais vues dans un atelier. Le visage devenait une étrange géographie. Un nez, par exemple, ressemblait à une carte de la (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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