"J'ai voulu interroger la fin d’un monde" : la poétesse Katerina Apostolopoulou nous parle de "J’ai vu Sisyphe heureux", récompensé au Salon de Montreuil

Manon Botticelli
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Son recueil, J’ai vu Sisyphe heureux, est la belle surprise du prix Pépite fiction ados du Salon du livre et de la presse jeunesse - France Télévisions. Katerina Apostolopoulou a su convaincre les jeunes jurés avec un ouvrage rassemblant trois histoires racontées en vers libres : celle d'une famille de pêcheurs dont le père, criblé de dettes, disparaît en mer, celle d'un couple qui vit simplement, et celle d'un homme qui décide d’abandonner tous ses biens pour aller vivre sous les étoiles.

Installée en France depuis seize ans, la poétesse et traductrice grecque a également adapté des tragédies pour le théâtre. Ce recueil court est son premier ouvrage publié. Rencontre.

Franceinfo Culture : Vous avez reçu le prix Pépite Fiction ados, quelle a été votre réaction ?

Katerina Apostolopoulou : Murielle Szac, de la maison d’édition Bruno Doucey, m’a appelée pour me dire : "Je crois Katerina qu’il faut que tu annules tes vacances car tu as gagné la Pépite !" C’était tellement inespéré, inattendu. Déjà quand le livre a été sélectionné, nous étions sûrs, sans aucun pessimisme, que J’ai vu Sisyphe heureux ne serait pas la Pépite : il était parmi des romans, cela l’excluait d’avance dans nos esprits. La poésie narrative est une forme vers laquelle on ne va pas naturellement, alors que le roman est moins abstrait. J’ai été étonnée par la réaction des jeunes jurés, (...)

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