"J'ai voté Emmanuel Macron en 2017": le faux candidat LaREM aux législatives partielles à Paris se défend

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Un homme met un bulletin dans l'urne. - (Photo d'illustration) -  - Sébastien Bozon
Un homme met un bulletin dans l'urne. - (Photo d'illustration) - - Sébastien Bozon

Le second tour des élections législatives partielles à Paris donnera lieu dimanche à un duel PS-LFI aura lieu au second tour dans le 20e arrondissement de Paris entre Lamia El Aaraje (PS) et Danielle Simonnet (LFI). Mais ces élections ont également donné lieu à une polémique. Le candidat LR envisage un recours devant le Conseil constitutionnel après qu'un candidat a concouru ce dimanche au premier tour en affichant le soutien de LaREM sans l'autorisation du parti, récoltant 4,4% des voix.

Sur les bulletins de vote, "Jean de Bourbon" affichait bien le soutien de LaREM. Pourtant, cet homme qui s'appelle en réalité Jean-Damien de Sinzogan, n'a jamais reçu le soutien du parti présidentiel.

"Macron n'avait pas demandé la permission à Hollande"

Dans Le Figaro, le candidat justifie son affiliation au parti de la majorité par son vote à la présidentielle. "J'ai voté Emmanuel Macron aux deux tours en 2017", argue-t-il dans le quotidien.

"Je n'ai pas demandé l'avis du parti, certes, mais à ce que je sache, Emmanuel Macron n'avait pas demandé la permission à François Hollande au moment de se présenter".

L'homme rajoute qu'il a "certainement fait un meilleur score que ce qu'aurait pu espérer LaREM dans cette circonscription très populaire". Il affirme par ailleurs que "d'expérience", "la tradition veut que lorsqu'un parti ne présente pas de candidat dans une circonscription, n'importe quel adhérent peut alors se présenter sous l'étiquette du parti".

Pas illégal

Dès samedi pourtant, la section parisienne de LaREM avait assuré que Jean de Bourbon n'était pas le candidat du parti et dénoncé une utilisation "fraduleuse" du logo. Contacté par l'AFP, le parti présidentiel dit avoir formé un référé samedi devant le tribunal administratif et avoir été débouté. Néanmoins, le candidat "frauduleux" ne serait pas dans l'illégalité.

"En effet, Jean de Bourbon a apposé le logo LaREM sur son bulletin de vote, ce qui n'est en soi pas illégal puisque les étiquettes sont libres", a de son côté indiqué le ministère de l'Intérieur sollicité par l'AFP.

Le candidat LR a annoncé vouloir déposer un recours car "cela fausse l'élection", a dit à l'AFP François-Marie Didier, arrivé en troisième position dans la 15e circonscription de Paris avec 18,52% des voix. Son recours pourrait mener à l'annulation du scrutin.

Article original publié sur BFMTV.com

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