"J'ai toujours peur que ça recommence comme avant" : quand le harcèlement scolaire devient phobie sociale

Alexis Morel

"On m'envoyait toujours des messages de menaces, surtout pendant les vacances et les week-ends", confie Lou, 14 ans, qui habite dans l'Essonne. La jeune fille se souvient de sa classe de cinquième, il y a deux ans. Toute l'année, elle subit des insultes et des brimades, de la part de plusieurs camarades. "On m'écrivait par exemple 'tu vas voir à la rentrée ce qu'il va t'arriver', c'était ça le plus stressant."

On estime qu'environ 10% des élèves français sont à un moment ou un autre de leur scolarité victimes de harcèlement. Avec, parfois, des conséquences à long terme sur la vie de ces jeunes, des années après la fin du harcèlement à proprement parler. Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer en a fait l'une de ses priorités, alors que la journée nationale contre le harcèlement scolaire se déroule jeudi 7 novembre.

J'étais très mal, du coup j'ai essayé de m'étrangler.

Lou

à franceinfo

Parmi ces jeunes donc, Lou, qui finit par craquer, en fin d'année, au bout de longs mois de harcèlement. S'en suivent trois hospitalisations successives pour troubles anxieux, deux tentatives de retour au collège, en vain. Deux ans plus tard, Lou est aujourd'hui totalement déscolarisée. "Passer devant mon collège, c'est trop dur. J'ai toujours cette peur que ça recommence comme avant. Dès que je (...)

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