"J'ai peur que l'on soit obligé de faire des choix entre des patients" : un réanimateur alerte

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Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation ou en soins intensifs a dépassé les 3.000, avec un nombre de patients qui a augmenté de 102 ces 24 dernières heures. Si le nombre de lits, déjà relevé de 5.100 à 5.800 après la première vague épidémique, est monté à 6.400 en début de semaine, la dynamique de l'épidémie laisse craindre le pire. "Quoi que nous fassions, près de 9.000 patients seront en réanimation à la mi-novembre", a indiqué Emmanuel Macron mercredi soir, avant d'annoncer un confinement généralisé.  Jean-Michel Constantin, chef du service de réanimation à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, fait part de sa vive inquiétude sur Europe 1.

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La hantise du tri de patients

La seconde vague de l'épidémie s'annonce plus violente que la première du mois de mars. Et les médecins pourraient être amenés à choisir entre les patients comme l'explique Jean-Michel Constantin, chef du service de réanimation à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

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"Le risque, c'est que l'on soit amené à choisir les patients qui pourront bénéficier de la réanimation", confie-t-il au micro d'Europe 1. "Malheureusement vu la dynamique de l'épidémie pour les deux trois semaines qui viennent, c’est-à-dire avant qu'on ait l'effet bénéfique du confinement, j'ai peur que l'on soit obligé de faire des choix qui poseront des problèmes sur le plan éthiq...


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