"J'ai peur pour mon futur" : des Afghans en danger à Kaboul avec la fin des évacuations

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Le dernier avion français a quitté l'Afghanistan, vendredi soir, avec 59 personnes à son bord. La France a ensuite officiellement mis fin à son pont aérien déployé depuis le 15 août, pour ramener les Afghans menacés par les talibans à Kaboul. Les évacuations devaient prendre fin au 31 août mais elles ont été interrompues prématurément car les conditions de sécurité n'étaient plus remplies à l'aéroport et aux alentours.

Plus de 3.000 personnes ont eu le temps de monter dans un avion avant les évacuations pour être mis en sécurité en France. Mais beaucoup ont été contraintes de rester sur place. "Je n'ai pas eu la chance de monter dans un avion jusqu'à maintenant. Je n'ai trouvé aucun moyen d'avoir cette chance. L'Italie, le Canada, la France ont arrêté leurs missions d'évacuation de Kaboul", déplore Azim, un militant pour les droits de l’Homme.

"Tout le monde fuyait, sous le choc"

Un père de famille afghan, ancien interprète pour l’armée française, se retrouve dans la même situation. L’homme a attendu avec sa famille toute la journée de jeudi à l’aéroport de Kaboul avant de rentrer chez lui juste après le double attentat suicide revendiqué par l'Etat Islamique (EI). "Tout le monde fuyait, sous le choc, effrayé. Et juste après la déflagration, les talibans se sont mis à tirer en l'air. Ils nous disaient de quitter la zone. Donc voilà, je suis rentré chez moi sans plus d'espoir", raconte-t-il, encore paniqué.

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