"J'ai oublié des méchancetés": Bachelot revient sur ses relations tendues avec certains artistes

Roselyne Bachelot le 5 janvier 2023 sur BFMTV. - BFMTV
Roselyne Bachelot le 5 janvier 2023 sur BFMTV. - BFMTV

"Vous m'insultez en public et vous vous excusez dans les lavabos, j'aimerais bien que ce soit l'inverse qui se passe". C'est en citant Winston Churhill que Roselyne Bachelot est revenue sur un épisode de son passage au ministère de la Culture.

L'ancienne ministre, auteure de 682 jours - Le bal des hypocrites aux Éditions Plon, est revenu sur BFMTV sur ses relations avec les artistes français en pleine pandémie de Covid-19 alors que la culture est verrouillée pour raisons sanitaires. Plusieurs reprochent alors à Roselyne Bachelot son absence de prise de parole pour défendre le secteur de la culture.

C'est notamment le cas avec Benjamin Biolay qu'elle qualifie d'"artiste parmi les plus friqués avec une tartine bien beurrée et des deux côtés" dans son livre. L'artiste lui a répondu sur son compte Instagram avec une couverture parodiée d'un album de Tintin intitulée "À la recherche de ta dignité" et sur laquelle le compte de Roselyne Bachelot est identifié.

"On a le sentiment d'injustice"

"J'ai beaucoup oublié des méchancetés parce que je sais aussi que les artistes ce n'est pas qu'une question d'argent, c'est un contact inouï avec le public qu'on communique", a déclaré l'ancienne ministre sur notre antenne.

"Cette souffrance, je l'ai comprise", a-t-elle encore assuré sur notre antenne, faisant référence à l'interdiction des spectacles pendant la crise du Covid-19.

"Je me suis tellement bagarrée, je me suis tellement mobilisée pendant des jours et des heures, des nuits...", a poursuivi Roselyne Bachelot qui a déploré d'avoir été présentée comme une personne futile qui était en train de s'amuser ou passer de bonnes vacances...".

"On a le sentiment d'injustice tout à fait incroyable et si j'ai répondu quelques fois avec un petit peu d'irritation, je trouve toujours étrange qu'on ait le droit d'insulter des ministres et qu'ils n'aient pas le droit de dire 'j'ai été blessé'", a-t-elle conclu sur BFMTV.

Article original publié sur BFMTV.com