"J'ai du mal à me projeter sans avoir d'inquiétude" : Christophe, enseignant, s'alarme de la réforme des retraites

Alexis Morel

"Moi, quand je suis rentré dans l'Éducation nationale, j'avais signé pour 37 ans et demi", raconte Christophe, quasiment 45 ans, professeur des écoles en maternelle depuis 20 ans. Il touche 2 100 euros de salaire net mensuel. "Je savais que le salaire ne serait pas très élevé contrairement à certains copains, mais on devait partir avec 75% de notre dernier salaire des six derniers mois. C'est pour ça, entre autres, que j'ai signé. Et ce qui se profile, ça n'a pas l'air d'être du tout ça."

Les grandes lignes le concernant de la réforme à venir n'ont pas échappé à Christophe : fini la distinction public-privé, la retraite des fonctionnaires sera à l'avenir calculée sur l'ensemble de leur carrière et non plus le salaire des six derniers mois... L'enseignant, père de trois enfants, a déjà estimé l'impact sur sa future pension, si elle n'est pas compensée : "On va perdre 600 euros par mois de retraite. J'ai du mal à me projeter dans l'avenir sans avoir d'inquiétude."

Les promesses du ministre

Quand on lui dit que les primes seront prises en compte pour les fonctionnaires, sa réponse est simple : "Je veux bien, mais nous on n'a pas de primes !" Car c'est bien la particularité des enseignants du primaire : peu de primes, pas d'heures supplémentaires... Le ministre de l'Éducation nationale assure en avoir bien conscience. Pour compenser les effets de la réforme, Jean-Michel (...)

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