"J'ai l'impression qu'on nous a tous oubliés" : la colère des musiciens britanniques pénalisés par le Brexit

franceinfo Culture avec agences
·1 min de lecture

Chanteuse lyrique décorée des plus hautes distinctions britanniques, Sarah Connolly ne décolère pas contre les conséquences du Brexit, qui transforme les tournées en Europe en casse-tête pour les musiciens et compromet les carrières des jeunes artistes.

"Je pense que nous avons le droit d'être en colère", tempête la mezzo-soprano, qui en veut au gouvernement britannique de ne pas avoir négocié un accord permettant aux musiciens de se rendre dans l'Union européenne sans visa. "J'ai très fièrement arboré le drapeau britannique dans tous ces endroits", souligne-t-elle. "C'est dommage que notre gouvernement ne soit pas fier de nous".

Batailles administratives pour obtenir un visa

Depuis la fin de la période de transition du Brexit au 1er janvier, les artistes britanniques doivent obtenir un visa pour séjourner plus de 30 jours dans l'Union européenne, un précieux sésame qui coûte parfois des centaines de livres sterling et implique de lourdes batailles administratives.

Les démarches deviennent particulièrement lourdes pour des groupes comprenant plusieurs musiciens et équipes techniques. Cela affecte durement les plus jeunes aux faibles moyens et sans soutien administratif, qui pouvaient jusqu'alors faire la tournée des scènes et festivals européens sans aucune formalité.

A 57 ans, Sarah Connolly a déjà chanté dans les plus prestigieux opéras du monde. Mais elle estime que cela aurait été "impossible" sans avoir pu se produire abondamment en Europe.

"Les musiciens britanniques (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi