"J'ai la haine contre ceux qui ont fait ça" : à Chanteloup-les-Vignes, autopsie d'une banlieue en quête de normalité

Juliette Campion

A la sortie de l'école élémentaire Mille Visages, implantée au cœur de la cité de la Noé, les mères de famille patientent sous une pluie fine. Des grappes d'enfants bruyants finissent enfin par sortir. Parmi eux, Amina, doudoune rose fluo, est un peu contrariée : "Maman, le maître il a dit qu'on pourrait pas faire le spectacle de fin d'année au chapiteau. On va devoir aller à la salle des fêtes à la place."

Ce lundi 4 novembre, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), l'incendie de l'Arche, un bâtiment culturel emblématique de la ville, occupe toutes les conversations. "J'ai la haine contre ceux qui ont fait ça. Si je pouvais brûler leur maison, je le ferais", lâche une mère, hors d'elle. De l'immense chapiteau où des jeunes s'initiaient aux arts du cirque, il ne reste qu'une toiture calcinée. "Nous n'avons même plus une balle de jonglage", constate, dépitée, la directrice de la Compagnie des Contraires, Neusa Thomasi, au pied du bâtiment incendié. Le chapiteau appartenait à son association, implantée depuis près de trente ans à Chanteloup. La structure de bois et de zinc, d'un coût de 800 000 euros, avait été inaugurée il y a un an. "C'est une très grosse (...)

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