"J'ai une colère folle": le maire de La Teste-de-Buch appelle à tirer les leçons de l'incendie qui ravage sa commune

Le maire de La Teste-de-Buch Patrick Davet, au micro de BFMTV le 19 juillet 2022.  - Capture d'écran BFMTV
Le maire de La Teste-de-Buch Patrick Davet, au micro de BFMTV le 19 juillet 2022. - Capture d'écran BFMTV

Depuis une semaine, les flammes ravagent la forêt aux alentours du bassin d'Arcachon. À La Teste-de-Buch, 6500 hectares, soit près de 9000 terrains de football, sont déjà partis en fumée. Invité de BFMTV ce mardi, le maire de la commune Patrick Davet a évoqué la "guerre" à laquelle se livre les sapeurs-pompiers mobilisés sur place.

"Le feu, c'est un véritable ennemi. C'est une vraie guerre. Le feu ne dort jamais, il se déplace, il ne laisse aucun répit. (...) Et aujourd'hui, même si par certains endroits on va considérer que le feu est contenu, il n'est pas encore fixé, pas encore maîtrisé", a-t-il détaillé.

Des polémiques qui montent

Le débat monte actuellement dans l'Hexagone concernant une éventuelle responsabilité des pouvoirs publics dans ce drame, notamment concernant le possible manque de moyens auquel doivent faire face les pompiers. Plusieurs Canadair sur les 12 que compte la flotte hexagonale sont actuellement immobilisés.

Dernière polémique en date: la supposée opposition des écologistes l'année dernière à un plan de gestion de la forêt de La Teste-de-Buch, une forêt usagère, gérée par des textes qui remontent au Moyen Âge. Mais comme l'a révélé Franceinfo, l'opposition à cet aménagement était plus large, allant de la députée LaREM du bassin d'Arcachon au maire lui-même de La Teste-de-Buch.

Un rapport commandé par le gouvernement et remis en janvier dernier avait en tout cas insisté sur la nécessité de réaliser des travaux d'aménagement, qui auraient dû débuter en janvier 2021, mais qui ont été retardés par l'opposition de l'Addufu, l'association de défense des usagers de la forêt de La Teste-de-Buch.

La priorité: arrêter les flammes

Interrogé sur les leçons à tirer de ce drame toujours en cours, le maire Patrick Davet a d'abord tenu à rappeler que la priorité était, à l'heure actuelle, d'arrêter les flammes.

"Il va venir le temps des discussions, des responsabilités. Oui, sur le principe, si cette forêt avait été mieux entretenue, peut-être que le problème aurait été d'une ampleur différente. J'ai vu de mon bureau du 3e étage de la mairie ce feu partir quand on me l'a annoncé. C'était une simple colonne de fumée blanche. Et quand je pense aujourd'hui que l'on est à 6500 hectares... J'ai une colère folle, je ne veux plus que ça arrive, et il va falloir mettre des règles", a-t-il déclaré à notre micro.

Il s'est néanmoins félicité d'avoir, huit jours avant le début de l'incendie, pris un arrêté avec le concours de la préfète et du sous-préfet, visant à interdire le stationnement sur la "piste 214", qui traverse la forêt. Puis de conclure: "Viendra le temps des responsabilités des uns et des autres. Aujourd'hui, toute notre énergie doit être mise pour défendre ce qu'il y a de défendable dans cette forêt".

Article original publié sur BFMTV.com

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