"J'ai certains collègues qui risquent de péter les plombs" : les entreprises chargées de collecter les déchets hospitaliers sous tension

Etienne Monin
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Blouses, gants, seringues ou encore prélèvements. Les entreprises chargées de collecter les déchets hospitaliers ont du mal à tenir la cadence imposée par l'épidémie de Covid-19. Même s'ils sont mieux organisés que lors de la première vague, où le volume de déchets avait augmenté de 60% en Île-de-France et dans le Grand Est, les collecteurs craignent d'être débordés.

Un sentiment d'abandon

Ceux qui ont collecté les déchets hospitaliers pendant le premier confinement ont le sentiment d'avoir été lâchés sans aucune reconnaissance. Proserve, le leader sur le marché Français, dispose de 40 camions en Île-de-France. Au début du premier confinement, les collecteurs n’avaient pas de masques et ils intervenaient dans des hôpitaux et des centres d’incinération débordés, alors qu’ils étaient eux-mêmes en sous-effectif.

"Ils ont fait le travail", affirme Josy Louizet, syndicaliste FO, mais ça ne tiendra pas deux fois selon lui. "Avec les mêmes conditions de travail, j'ai certains collègues qui risquent de péter les plombs. Pendant le chargement ou le déchargement des camions, on est à 10 ou 15 centimètres des containers qui ne sont pas hermétiques."

Dans les hôpitaux où on va, il y a des locaux où il n'y a pas de renouvellement d'air, on ouvre la porte et on s'en prend plein la gueule. C'est très inquiétant.

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