Jadot en colère après l’enquête de « Reporterre » sur Bayou

Former French ecologist party Europe Ecologie – Les Verts (EELV) presidential candidate Yannick Jadot (L) attends a campaign outing to lend his support to left-wing coalition NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale - New People's Ecologic and Social Union) candidate and Europe Ecologie Les Verts (EELV) party general secretary Julien Bayou (R), ahead France's parliamentary elections, in Paris on June 4, 2022. - French voters head to the polls on June 12 and 19 for legislative elections. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
JULIEN DE ROSA / AFP Former French ecologist party Europe Ecologie – Les Verts (EELV) presidential candidate Yannick Jadot (L) attends a campaign outing to lend his support to left-wing coalition NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale - New People's Ecologic and Social Union) candidate and Europe Ecologie Les Verts (EELV) party general secretary Julien Bayou (R), ahead France's parliamentary elections, in Paris on June 4, 2022. - French voters head to the polls on June 12 and 19 for legislative elections. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

POLITIQUE - L’eurodéputé vert est en colère. Yannick Jadot, l’ancien candidat des écologistes à la présidentielle, a fustigé ce jeudi 27 octobre, l’enquête du site Reporterre sur le comportement de Julien Bayou avec les femmes. Trois personnes, parmi ses ex-compagnes, accusent l’ancien secrétaire national d’EELV de « violences psychologiques ».

Parmi elle, figure Agathe (le prénom a été modifié), la militante dont Sandrine Rousseau avait évoqué le cas sur le plateau de C à vous, fin septembre, précipitant la démission du député de Paris à la tête d’EELV. L’article comporte de nombreux détails, des infidélités de Julien Bayou aux IST contractées par certains protagonistes. L’autrice fait même témoigner la psychologue d’une des femmes qui accusent l’écolo de « comportement de connard. »

Mais, sans faits pénalement répréhensibles, l’enquête semble gêner la plupart des responsables politiques, en particulier chez les écolos. S’ils sont nombreux à garder le silence depuis la publication de ces informations, Yannick Jadot a mis les pieds dans le plat ce jeudi.

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Interrogé sur France Inter sur la libération de la parole des femmes, et des potentielles dérives à l’occasion de cet article, l’ancien candidat à la présidentielle n’a pas hésité à fustiger du « journalisme de caniveau. » « Cet étalage de la vie privée où on parle du nombre d’infidélités, où on parle de MST, je suis désolé c’est du journalisme de caniveau », a-t-il ainsi pesté, comme vous pouvez le voir ci-dessous, avant d’ajouter quelques secondes plus tard : « On est écrasé (les écolos) par ces polémiques à répétition, écrasés par cette façon de faire de la politique qui est le buzz pour le buzz. »

Selon lui, « ça marche très bien sur les réseaux sociaux, mais à la fin c’est Le Pen qui gagne. » L’eurodéputé, qui a redit son engagement contre toutes les violences faites aux femmes, appelle, en résumé, à ne « pas mélanger la vie privée avec le combat si juste, essentiel, de la protection des femmes et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. »

Pour l’instant, aucune plainte n’a été déposée et aucune enquête judiciaire n’est ouverte en lien avec les accusations des ex-compagnes de Julien Bayou. Mais la cellule dédiée, interne à EELV s’est saisie de l’affaire. L’ancien chef, lui, n’a toujours pas été auditionné, précise son entourage.

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