"J'accuse" de Polanski, projeter le film ou le déprogrammer ? Les sentiments toujours partagés des exploitants à Poitiers

Jean-François Lixon

Doit-on continuer de projeter J'accuse ? Une question délicate pour les exploitants de salle. Il ne s'agit plus seulement pour eux de savoir si projeter le film équivaut à soutenir son réalisateur, mais de gérer les menaces et d'éventuelles représailles. Personne ne sait jusqu'où les groupes de pression sont prêts à aller et il en va peut-être de la sécurité des spectateurs comme de celle des employés des salles de cinéma, jugent certains.

Je suis toujours l'intermédiaire entre des oeuvres, des artistes et des publics. Tout à coup, couper cette chaîne de moi-même est pour moi très, très difficile. En revanche, montrer ce film../... avec tout ce qui pèse sur Roman Polanski était tout aussi difficile.

Jérôme Lecardeur

Directeur du TAP-Poitiers


A Poitiers, certaines salles ont conservé J'accuse à l'affiche quand d'autres, comme le Castille l'ont retiré. Même si pour l'heure les actions militantes ont toujours été pacifiques concernant J'accuse, de précédentes affaires restent dans les mémoires. En octobre 1988, un groupe de catholiques traditionnalistes avait ainsi incendié le cinéma le Saint-Michel, à Paris, provoquant des blessures à quatorze spectateurs du film La dernière tentation du Christ, de Martin Scorsese.

Les cinéastes de l'ARP protestent contre la déprogrammation

Les (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi