"J'accepte la mesure, on n'a pas trop le choix non plus" : entre résignation et colère, le couvre-feu à 18 heures est entré en application dans 15 départements

Benjamin Illy
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18 heures dans le centre-ville de Reims : les rideaux sont baissés, les boutiques fermées, le couvre-feu respecté. "Pourquoi pas, si ça peut freiner, si ça peut éviter le fait que les gens se regroupent trop en fin de journée", confie Nathalie, coiffeuse de métier, qui se plie à cette nouvelle restriction sans rechigner. La Marne fait partie des 15 départements concernés par ce couvre-feu avancé à 18 heures (au lieu de 20 heures dans le reste de la France). La mesure touche six millions de Français, dans des zones où la circulation du Covid-19 est le plus intense.

"J'accepte la mesure, dans le sens où on n'a pas trop le choix non plus, poursuit Nathalie. Mais à la limite, j'aurais préféré ce qu'Arnaud Robinet avait proposé, un confinement totale pendant 15 jours." Arnaud Robinet, le maire de Reims, favorable à un reconfinement local, court et immédiat.

Une mesure parfois jugée contre-productive

Jérémy, un intérimaire de 20 ans, et Joséphine, une étudiante en droit de 18 ans, sont moins convaincus par ce couvre-feu avancé. "Je trouve ça un peu tôt. Surtout qu'on habite à la campagne, donc on doit prendre le bus très tôt, vers 16h30", explique la jeune femme. "C'est inutile je trouve", complète son ami. Pour Joséphine, "cela fait sortir les gens plus tôt, donc on est plus que si c'était plus étalé sur la journée, jusqu'à (...)

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